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Options d'investissement

TD Waterhouse : Guide des options


Le guide porte sur l'achat et la vente d'options cotées en bourse. Il explique d'abord les raisons pour lesquelles les investisseurs achètent et vendent des options, ainsi que les avantages et les inconvénients des diverses formes d'options. Ensuite, il décrit différents moyens de mesurer la valeur d'une option, et en particulier certains indicateurs de sensibilité passablement sophistiqués qui permettent d'évaluer le risque relatif du placement. Enfin, il présente diverses stratégies applicables aux options, notamment les opérations mixtes, les positions combinées et les doubles options.

Table des matières du Guide des options

  1. Terminologie des options
  2. Caractéristiques de base des options
  3. Pourquoi les options?
  4. Avantages et inconvénients des diverses formes d'options
  5. Mesurer la valeur d'une option et son risque
  6. Risques particuliers aux options sur indices
  7. Facteurs qui influent sur le prix des options
  8. Stratégies visant à réduire les risques
  9. Stratégies de placement
    1. Position en compte sur options d'achat (très haussière)
    2. Position en compte sur options de vente (très baissière)
    3. Position à découvert sur options d'achat (baissière/neutre)
    4. Position à découvert sur options de vente (haussière/neutre)
    5. Vente d'options d'achat couvertes (neutre)
    6. Opération mixte baissière sur options d'achat (baissière/neutre)
    7. Opération mixte baissière sur options de vente (baissière)
    8. Opération mixte haussière sur options d'achat (haussière)
    9. Opération mixte haussière sur options de vente (haussière/neutre)
    10. Position combinée/double option en compte (neutre ­ forte volatilité attendue)
    11. Position combinée/double option à découvert (neutre ­ faible volatilité attendue)
  10. Autres stratégies d'opérations mixtes
  11. Critiques à l'égard des positions combinées et des doubles options haussières et baissières
  12. TD Waterhouse peut vous aider


1.  Terminologie des options

2.  Caractéristiques de base des options

Vu leur souplesse, les options donnent aux investisseurs une chance d'atteindre presque tous leurs objectifs stratégiques, à partir de la gestion du risque jusqu'à l'accroissement de l'effet de levier. Malheureusement, il peut s'agir d'un placement très risqué. Avant d'en acheter, il est important de comprendre les stratégies qui permettent de limiter ce risque.

L'acheteur doit aussi se rendre compte que les options ne versent ni intérêts ni dividendes, et ne comportent ni droit de vote ni droit de propriété. On peut acheter des options à la TD Waterhouse sur une vaste gamme de valeurs, notamment les actions, les obligations, l'or et les indices boursiers.

Si de nombreux facteurs ont contribué au succès des options négociées en bourse en Amérique du Nord, la normalisation de leurs principales caractéristiques (dont les prix de levée, les cycles d'échéance et les dates d'échéance) est l'un des plus importants, car elle a joué un grand rôle dans la viabilité d'un marché secondaire.

Cette normalisation ne signifie pas que tous les contrats d'option fondés sur un produit sous-jacent donné sont de la même taille. Elle signifie plutôt que les contrats qui sont négociés sur une bourse particulière et qui sont compensés par une chambre de compensation spécifique sont tous de même taille. Avant l'apparition des options négociées en bourse, les options existaient sur une base individuelle; leurs conditions étaient uniques à l'acheteur et au vendeur et souvent, le nombre d'actions ou d'unités du produit sous-jacent était irrégulier. Cependant, la normalisation de la taille des contrats a contribué à l'essor et à la popularité des options négociées en bourse.

Dans le cas des options sur actions, tous les marchés ont adopté le contrat de 100 actions (lot régulier), sauf s'il y a division d'actions (on modifie alors les contrats en conséquence).

Dans le cas des options sur indices, qui sont réglées au comptant, on détermine la taille du contrat en multipliant la prime par un multiplicateur de l'indice, habituellement 100.

Pour ce qui est de la normalisation des échéances, il est important de comprendre que chaque catégorie d'options (options cotées sur le même produit sous-jacent) comporte plusieurs séries d'options différentes, soit des options d'achat ou de vente désignées par leur symbole, leur mois d'expiration et leur prix de levée. Toutes les séries d'options ayant le même mois d'expiration ont la même date d'échéance et le même délai d'expiration.

Par exemple, les options sur actions, les options sur indices et la plupart des options sur obligations expirent le samedi qui suit le troisième vendredi du mois d'expiration.

3.  Pourquoi les options?

Voici quelques raisons qui pourraient inciter l'investisseur à acheter ou à vendre des options :

Effet de levier :
L'acheteur d'une option d'achat peut tirer parti de la plus-value du titre sous-jacent pendant toute la durée de l'option et ce, pour bien moins cher que s'il achetait l'action elle-même. Il peut également investir la différence entre le prix de l'action et celui de l'option dans des titres à revenu fixe à court terme et s'assurer ainsi d'un revenu immédiat.

Risque limité :
Si le cours du titre sous-jacent baisse au lieu de monter, la perte maximale de l'acheteur d'une option d'achat se limitera à la prime qu'il aura payée pour l'option, augmentée des frais de commission ou d'opération.

Garantie d'un prix futur :
L'option d'achat permet à l'investisseur de fixer le prix futur du produit sous-jacent et de financer son achat à même ses gains futurs. D'autre part, l'option de vente vendue à un prix inférieur à la valeur marchande lui donne l'occasion d'acheter le titre sous-jacent à un coût fixe si l'option est levée.

Diversification :
L'investisseur peut détenir des options d'achat sur plusieurs produits sous-jacents afin de diversifier ses sources de gains en capital. De cette façon, le détenteur d'options d'achat a de meilleures chances de réaliser un profit, même si la valeur de certains titres sous-jacents ne monte pas.

Assurance contre une baisse des cours :
Un investisseur qui s'attend, à court terme, à une diminution de tel produit ou de tel marché peut acheter une option de vente, puis vendre l'option ou la lever si le cours baisse. Une autre façon de se protéger contre une baisse des cours consiste à vendre une option d'achat sur le titre sous-jacent.

Revenu supplémentaire :
Les vendeurs d'options de vente et d'options d'achat bénéficient du revenu qu'ils reçoivent sous forme de primes et celles-ci se transforment en profit véritable si les options ne sont jamais levées.

4.  Avantages et inconvénients des diverses formes d'options

Les investisseurs connaissent sans doute assez bien les options sur actions, où les produits sous-jacents sont les actions d'une entreprise. On ignore peut-être que c'est le succès rapide des options sur actions qui a entraîné la création d'autres formes d'options. Il existe maintenant des options de vente et des options d'achat sur toutes sortes de produits sous-jacents, y compris des indices et des obligations. Les trois formes les plus populaires, autres que celles sur actions, sont les options sur indices, les options sur obligations et les options sur métaux précieux.

Parmi les principales différences, mentionnons le fait que les autres options sont parfois réglées au comptant, tandis que toutes les options sur actions peuvent être réglées par livraison effective des actions sous-jacentes. De même, certaines options autres que sur actions sont de type européen, c'est-à-dire qu'on ne peut les lever qu'à leur date d'échéance. D'autre part, la plupart des options sur actions sont de type américain; elles peuvent être levées en tout temps avant leur date d'échéance. Et enfin, les exigences de couverture minimales sont généralement différentes pour les options sur actions et pour les autres formes d'options.

Les options sur indices sont les plus populaires après les options sur actions, surtout parce que leur faible coût permet aux investisseurs de prendre des positions sur des vastes marchés. Toutefois, les investisseurs doivent bien connaître certaines caractéristiques des options sur indices. D'abord, les titres qui composent un indice boursier sous-jacent constituent un facteur très important. Les investisseurs qui souhaitent avoir des positions sur l'ensemble du marché devraient choisir un indice dont les actions sous-jacentes sont bien équilibrées, et non un indice axé sur une ou deux industries seulement. En deuxième lieu, les investisseurs qui veulent appliquer une stratégie de couverture devraient rechercher un indice dont les actions sont très semblables aux titres de leur portefeuille.

Les options sur obligations sont également des solutions populaires, car elles donnent aux épargnants accès à un marché qui était hors de leur portée à cause des coûts et des contraintes de transactions. Les options sur les obligations du gouvernement du Canada permettent aux investisseurs de participer au marché obligataire sans s'exposer à un niveau de risque inacceptable.

Les investisseurs ont généralement recours aux options sur obligations afin de tirer profit des variations des taux d'intérêt (ou pour s'en protéger). Par exemple, pour profiter d'une baisse des taux d'intérêt, on achète des options d'achat ou on vend des options de vente sur obligations. À l'inverse, si on prévoit une hausse des taux d'intérêt, on achète des options de vente ou on vend des options d'achat. Si on utilise des options sur obligations pour se protéger contre un changement de direction dans les taux d'intérêt, la couverture ne peut être parfaite que si le produit sous-jacent couvert est exactement le même que le produit sous-jacent de l'option de vente.

Et enfin, les options sur métaux précieux sont des options où le produit sous-jacent est généralement l'or. Ces options ne sont pas aussi populaires que les autres catégories, surtout parce que le prix du produit sous-jacent est plus volatil et plus cyclique. On s'en sert essentiellement pour se protéger contre les fluctuations de prix d'un métal sous-jacent qu'on possède, ou pour profiter de changements prévus du prix du produit sous-jacent. Bien entendu, une stratégie orientée exclusivement vers le profit est jugée spéculative et pourrait être très risquée.

TD Waterhouse facilite les transactions sur les options, au Canada et aux États-Unis, sur les actions, sur les obligations, sur la plupart des indices boursiers et sur l'or. Cependant, elle n'accepte pas les ordres concernant les options sur les contrats à terme ou sur les contrats de change.

5.  Mesurer la valeur d'une option et son risque

Beaucoup d'investisseurs évitent les options parce qu'ils en connaissent mal le fonctionnement ou en craignent les risques. En effet, l'achat et la vente d'options peut comporter un risque élevé, suivant leurs utilisations.

Voilà pourquoi il faut comprendre les diverses stratégies possibles ainsi que les différents types de risques auxquels on peut s'exposer. Même si les risques que comportent les options sont souvent compensés par le rendement obtenu, il faut bien les connaître.

D'abord, les options ont une durée limitée. C'est la raison pour laquelle l'acheteur de l'option risque de perdre tout son placement dans un laps de temps relativement court.

Le risque est encore plus grand pour celui qui vend une option. Bon nombre d'investisseurs qui vendent des options d'achat le font à découvert, c'est-à-dire qu'ils ne possèdent pas le titre sous-jacent. Le vendeur d'une option d'achat peut essuyer de lourdes pertes si le prix du titre sous-jacent grimpe au-dessus du prix de levée; il se voit alors obliger d'acheter le titre à prix fort et de le vendre à vil prix.

De même, le vendeur d'une option de vente qui ne se protège pas en vendant une position à découvert dans le titre sous-jacent pourrait essuyer une perte si le prix du titre sous-jacent glissait sous le prix de levée de l'option. En pareille situation, il devra acheter le titre sous-jacent à un prix supérieur à sa valeur marchande courante, subissant ainsi une perte.

Dans le cas des options américaines, les transactions se font souvent en dollars américains, ce qui vous expose aux fluctuations du taux de change. De plus, les transactions qui portent sur l'achat et la vente d'options multiples en combinaison, ou sur l'achat et la vente d'options en combinaison avec l'achat ou la vente à découvert de titres sous-jacents, présentent d'autres risques.

6.  Risques particuliers aux options sur indices

Outre les risques mentionnés plus haut, lesquels s'appliquent en général à l'achat et à la vente des options, il y a des risques propres aux options sur indices.

Étant donné que la levée des options sur indices se règle au comptant, le vendeur ne peut couvrir à l'avance son obligation de règlement éventuelle du fait qu'il pourrait être impossible de reproduire la position de compensation nécessaire avec l'indice sous-jacent.

Les investisseurs ayant pris des positions mixtes ou appliqué certaines autres stratégies d'options multiples s'exposent également à un risque de décalage dans le cas des options sur indices. En effet, il existe généralement un décalage d'un jour entre le moment où l'acheteur lève l'option et le moment où le vendeur reçoit un avis de levée. Le vendeur d'une option sur indice doit verser une somme déterminée par le niveau de clôture de l'indice à la date de levée, et non à la date de l'avis. Il faut reconnaître que ce risque est quelque peu atténué dans le cas des options de type européen.

Les investisseurs qui ont l'intention de recourir aux options sur indices pour se protéger contre le risque de marché lié à l'achat d'un ou de plusieurs titres boursiers doivent savoir que la couverture est très imparfaite. À moins que l'indice sous-jacent ne corresponde très étroitement au portefeuille de l'investisseur, l'option sur indice pourrait ne lui assurer aucune protection contre tout affaissement du marché.

Et enfin, si la négociation est interrompue sur les titres qui représentent une part considérable de la valeur de l'indice, la négociation des options sur cet indice sera, la plupart du temps, suspendue. Les détenteurs d'options sur indices seraient dans l'impossibilité de liquider leurs positions et subiraient de lourdes pertes si l'indice sous-jacent évolue dans une direction défavorable avant la reprise de la négociation.

7.  Facteurs qui influent sur le prix des options

L'investisseur qui connaît bien les facteurs qui influent sur le prix des options est en mesure de prendre des décisions éclairées sur les stratégies à mettre en pratique.

La relation entre la valeur marchande du titre sous-jacent et le prix de levée de l'option détermine en grande partie le prix de l'option. Supposons que le cours du titre ABCD est de 30 $. L'option d'achat ABCD avril 25 aurait une valeur intrinsèque de 5 $ (soit le montant qui est en jeu). Ou si le titre ABCD s'échangeait à 20 $, l'option de vente ABCD avril 25 aurait une valeur intrinsèque de 5 $. Toutes choses étant égales par ailleurs, l'option ayant une valeur intrinsèque vaut bien plus que l'option dite au jeu ou que l'option dite hors jeu.

La valeur temps d'une option est égale à sa prime actuelle moins le montant en jeu. Supposons que le cours du titre ABCD est de 30 $ et que vous achetez une option d'achat ABCD avril 25 au prix de 6 $. Comme nous venons de le voir, votre option d'achat aurait une valeur intrinsèque de 5 $ et une valeur temps de 1 $ (prime - valeur intrinsèque). La valeur temps dépend d'un seul fait : le détenteur de l'option d'achat croit que le cours du titre sous-jacent montera; ou le détenteur d'une option de vente pense que le cours du titre sous-jacent baissera et ce, avant l'expiration de l'option. En temps normal, l'acheteur d'une option paie une valeur temps plus élevée lorsque la date d'échéance est éloignée. Toutefois, au fur et à mesure que la date d'échéance s'approche, la valeur temps diminue constamment et tombe finalement à zéro à la date d'échéance.

La volatilité du cours du titre sous-jacent a également une incidence sur le prix de l'option. L'option sur un titre sous-jacent dont le cours fluctue considérablement à court terme commande une prime élevée, car le détenteur a de meilleures chances de profiter de son placement. À l'inverse, la prime est moindre lorsque le produit sous-jacent est moins volatil.

Et enfin, l'investisseur doit comprendre la règle de la parité entre l'option de vente et l'option d'achat lorsqu'il détermine le prix relatif des options. Cette règle s'énonce comme suit : si vous achetez une action, que vous achetez une option de vente et que vous vendez une option d'achat comportant le même prix de levée et la même date d'échéance, vous devriez obtenir un taux de rendement égal à celui d'un bon du Trésor ayant la même échéance. Sinon, il existe une possibilité d'arbitrage, ce qui signifie généralement que le prix de l'option n'est pas optimal.

Depuis la mise sur pied du marché des options, on a proposé plusieurs modèles pour aider les investisseurs à déterminer le prix optimal d'une option. Le modèle le plus fréquemment utilisé est le modèle Black-Scholes, lequel tient compte de plusieurs facteurs, notamment le prix hors risque, le délai jusqu'à l'expiration, le prix de levée de l'option, le cours du titre sous-jacent et la volatilité.

Le modèle Black-Scholes est particulièrement utile parce qu'il sert à établir le delta d'une option ou son ratio de couverture. Le delta est un indicateur de sensibilité qui mesure la grandeur d'une variation prévue du prix d'une option, dans l'hypothèse d'une fluctuation à court terme du cours du titre sous-jacent. Plus la part de la valeur intrinsèque dans la prime de l'option est grande, plus le delta de l'option sera élevé. Il faut toutefois noter que le delta d'une option n'est pas un nombre statique et n'est exact qu'au moment de son calcul.

Parmi les autres indicateurs de sensibilité, le gamma mesure la variation du delta d'une option résultant d'une variation du cours du titre sous-jacent.

Le rho mesure la variation du prix d'une option par rapport à la variation des taux d'intérêt. Une hausse des taux d'intérêt augmente le prix d'une option d'achat et diminue celui d'une option de vente. Cette sensibilité s'accentue au fur et à mesure que la valeur intrinsèque augmente. Le temps a également une incidence sur la sensibilité du rho : celui-ci est d'autant plus sensible que la date d'échéance est éloignée.

Le vega ou kappa d'une option évalue la variation du prix d'une option par rapport à la volatilité du cours du titre sous-jacent. Le vega est le même pour l'option de vente et pour l'option d'achat, et sa sensibilité est optimale lorsqu'une option est au milieu ou proche du milieu. La sensibilité augmente aussi lorsque l'option est à longue échéance.

Et enfin, le thêta décrit le changement de valeur d'une option alors que s'approche la date d'échéance. Lorsque l'échéance est proche, le thêta monte en flèche, signe d'une détérioration de la valeur de l'option.

8.  Stratégies visant à réduire les risques

Il est possible d'atténuer les risques associés aux options. On doit non seulement comprendre les facteurs qui influencent le prix des options, mais également bien connaître certaines stratégies de base qui permettent de diminuer le risque à la baisse ou de réduire la volatilité de son portefeuille.

Comme on l'a mentionné plus haut, l'un des risques importants consiste à vendre des options découvertes. Pour réduire ce risque au minimum, on peut vendre des « options d'achat couvertes », c'est-à-dire des options d'achat sur un titre sous-jacent que l'on possède déjà.

Si l'on s'en tient aux actions, on vend en général une option d'achat couverte sur un titre que l'on détient lorsqu'on prévoit une baisse du cours du titre à court terme, ou encore lorsqu'on ne s'attend pas à ce que le titre monte et qu'on espère réaliser un revenu supplémentaire.

Par exemple, supposons que vous détenez le titre ABCD qui s'échange aujourd'hui à 25 $; vous vendez une option d'achat comportant un prix de levée de 25 $ et une prime de 5 $. Si le prix de l'action tombait à 20 $, la perte subie sur votre placement serait couverte par la prime reçue. Bien entendu, si l'action baissait sous les 20 $, vous seriez alors perdant. L'inconvénient de cette stratégie est que, si le titre ABCD grimpe au-dessus de 25 $ et que l'option est levée, vous ne recevriez que 25 $ par action, plus votre prime.

Un autre moyen de limiter le risque d'une position en compte (acheteur) consiste à détenir des « options de vente de protection », c'est-à-dire des options de vente sur des titres que l'on possède déjà. Vous achetez une option de vente de protection afin de maintenir votre exposition à une hausse du titre tout en vous protégeant complètement contre une chute possible de son cours. Ainsi, le cours de l'action peut tomber à zéro pendant la durée du contrat et votre perte serait limitée au montant de la prime versée.

Par exemple, vous détenez le titre ABCD lorsqu'il s'échange à 25 $ et vous craignez une correction à court terme. Vous achetez une option de vente avec un prix de levée de 25 $, moyennant un prix de 4 $. Si le titre tombe à zéro, vous êtes protégé contre la chute du cours; vous ne perdez que la prime de 4 $. Si le titre monte à 45 $, vous empochez le gain réalisé, moins la prime de 4 $ que vous avez payée.

Une autre stratégie visant à réduire au minimum le risque de portefeuille consiste à acheter des « options de vente sur indices ». Ces options vous permettent de protéger votre portefeuille contre des baisses possibles de prix, alors que vous ne voulez pas vendre les titres ou payer le prix d'options de vente pour chacun des titres.

Les options de vente sur indices vous donne le droit de vendre un indice donné à un prix de levée fixe. Si les cours des actions baissent, les pertes du portefeuille devraient être compensées approximativement par un gain correspondant découlant de la vente ou de la levée de vos options de vente sur indices. Si les cours des actions montent, la valeur du portefeuille devrait augmenter alors que les options de vente n'auront aucune valeur à leur date d'échéance.

Le rendement de ce type de couverture dépend de la représentativité de votre portefeuille par rapport à un indice donné. Si vous ne possédez qu'un petit nombre de titres ou si seuls quelques titres à l'intérieur d'un vaste portefeuille vous préoccupent, il serait plus logique d'acheter des options de vente sur chacun des titres.

Et enfin, vous pouvez vous protéger contre une position à découvert (vendeur) avec des « options d'achat de protection ». Par exemple, si vous vendez à découvert 100 actions ABCD à 30 $, vous achetez une option de vente ABCD avril 30 au prix de 4 $. De cette façon, si vous êtes obligé de vendre des actions ABCD pour couvrir votre position, vous levez votre option d'achat à 30 $, de sorte que votre perte se limite à la prime que vous avez payée (4 $ par action, dans ce cas).

9.  Stratégies de placement

Comme on peut le constater, les options cotées en bourse répondent à des objectifs de placement fort divergents, allant de la démarche raisonnablement prudente à la spéculation effrénée. Étant donné la complexité et la volatilité du marché des options, tous les investisseurs doivent bien comprendre les risques liés aux options ainsi que les diverses stratégies mises en oeuvre.

Rappelons que le meilleur moyen de réduire au minimum les risques de pertes sur les options est d'adopter une stratégie prudente. Cela signifie que l'investisseur doit éviter de vendre des options non couvertes; il se limite à vendre des options de vente couvertes ou à acheter des options de vente de protection, des options de vente sur indices ou des options d'achat de protection dans le seul but de restreindre la volatilité de son portefeuille.

Cependant, les investisseurs aguerris pourront recourir à des stratégies plus risquées. La plus courante est l'achat de simples options d'achat et options de vente; d'autres sont modérément spéculatives comme les positions mixtes et les doubles options; et enfin certaines sont carrément risquées, comme la vente d'options découvertes.

Ayant déjà fait le tour des stratégies prudentes, nous allons aborder maintenant quelques stratégies modérément spéculatives.

A.  Position en compte sur options d'achat (très haussière)

Illustration graphique Position en compte sur options d'achat (très haussière). Montre ABCD s'échange à 24 $, Acheter option d'echat ABCD avril 25 à 1,25 $

L'achat d'une option d'achat est la stratégie haussière la plus courante. Le détenteur d'une position en compte sur options d'achat a le droit de prendre livraison du titre sous-jacent à son prix de levée, dans un délai défini, avant l'expiration.

Cette stratégie est surtout utilisée par l'investisseur qui prévoit que le titre sous-jacent s'appréciera. Ici, le risque se limite au prix payé pour le contrat; cependant, le rendement est théoriquement illimité, car le titre sous-jacent pourrait, en théorie, monter indéfiniment.

Si la prime de l'option d'achat est trop élevée, cela signifie, en général, que le marché s'attend à ce que l'action continue de monter. À ce moment-là, il pourrait être plus avantageux d'acheter le titre lui-même.

Étant donné que l'achat d'options d'achat a un caractère spéculatif à court terme, on est porté à penser que cette stratégie se traduit la plupart du temps par des pertes. Selon des statistiques, plus de la moitié de toutes les options vendues n'ont plus aucune valeur à leur date d'échéance. Cependant, comme il arrive souvent, les statistiques ne donnent pas un portrait complet de la réalité. S'il est vrai que beaucoup de détenteurs d'options d'achat perdent de l'argent, cela ne veut pas dire que tous sont perdants à long terme. La stratégie la plus efficace consiste à limiter ses pertes en liquidant les options d'achat qui ne fonctionnent pas (même si on doit le faire fréquemment) et à tenter de compenser ces pertes en réalisant de temps à autre des gains appréciables sur d'autres options d'achat. Celui qui réussit avec les options d'achat doit être capable d'essuyer de petites pertes sans se laisser abattre et continuer à rechercher des titres sous-jacents rentables pour lesquels il existe des options d'achat.

B.  Position en compte sur options de vente (très baissière)

Illustration graphique Position en compte sur options de vente (très baissière). Montre ABCD s'échange à 24 $, Acheter option de vente ABCD avril 20 à 0,25 $

Si l'achat d'options d'achat est la stratégie haussière la plus courante, l'achat d'options de vente est la stratégie baissière la plus fréquente. Cette stratégie est simple à comprendre et offre un bon ratio risque-rendement. Cependant, pour que l'acheteur d'une option de vente réalise un profit, le cours du titre sous-jacent doit baisser suffisamment pour qu'il puisse récupérer la prime et la commission.

Le détenteur d'une option de vente doit garder à l'esprit que la valeur temps de la prime s'effrite avec le temps. Bien entendu, l'attrait de l'achat d'options de vente réside dans le fait qu'à l'occasion, il est possible de réaliser des profits considérables en un très court laps de temps si le cours du titre sous-jacent s'effondre. Et, dans le pire des cas, le détenteur de l'option de vente ne perd que la prime qu'il a payée.

En général, deux types d'investisseurs achètent des options de vente. Il y a d'abord les spéculateurs qui cherchent à profiter d'une baisse du cours du titre sous-jacent. Ensuite, il y a les investisseurs prudents qui veulent protéger une position en compte. Bien que les deux stratégies soient valables, elles répondent aux besoins d'investisseurs situés aux deux bouts de l'échelle des risques. La stratégie qui répond aux besoins du spéculateur n'a sans doute pas sa place dans le portefeuille de l'investisseur qui vise le long terme. Tous les détenteurs d'options de vente devraient néanmoins rechercher la meilleure combinaison possible en ce qui a trait au temps à courir jusqu'à l'expiration et à la liquidité de l'option de vente choisie.

L'investisseur qui hésite entre acheter des options de vente et vendre des actions à découvert doit connaître les avantages et inconvénients respectifs de ces stratégies. Du côté des avantages des options de vente, mentionnons qu'aucun dépôt de couverture n'est exigé, qu'il n'est pas nécessaire de remettre les dividendes versés sur les actions vendues à découvert, qu'on n'est jamais obligé de lever l'option et de vendre le titre sous-jacent, et que la perte se limite à la prime payée. Par contre, l'option de vente a une durée de vie déterminée et son prix pourrait ne pas être sensible à de petites baisses du cours du titre sous-jacent (il faut que la baisse du titre soit supérieure au montant de la prime pour que l'on réalise un profit).

C.  Position à découvert sur options d'achat (baissière/neutre)

Illustration graphique Position à découvert sur options d'achat (baissière/neutre). Montre ABCD s'échange à 24 $, Vendre option d'achat ABCD avril 25 à 1,25 $

Lorsqu'un investisseur vend une option d'achat sans détenir le titre sous-jacent, il vend ce qu'on appelle une option d'achat découverte.

Si le cours du titre sous-jacent glisse sous le prix de levée de l'option, le vendeur de l'option d'achat découverte ne fera pas l'objet d'une assignation de levée et la prime restera intacte. Voilà pourquoi la vente d'une option d'achat découverte est une stratégie baissière. À mesure qu'on se rapproche de la date d'échéance, la valeur temps de l'option va sans doute s'effriter. Ainsi, le vendeur de l'option d'achat réalise un profit même si le cours du titre sous-jacent reste stable au lieu de diminuer.

Par contre, si le cours du titre sous-jacent monte au-dessus du prix de levée de l'option et si l'option est levée, le vendeur pourrait essuyer une perte. S'il reçoit une assignation, il doit acheter le titre sous-jacent à un cours plus élevé et le céder en échange du prix de levée plus faible. Si le cours du marché continue de monter, la marge exigée du vendeur augmente et la perte potentielle pourrait être considérable.

La valeur du titre sous-jacent peut, en théorie, monter indéfiniment, de sorte que le vendeur d'une option d'achat découverte s'expose à un risque illimité. Or, en réalité, le système de négociation comporte des mécanismes qui rendent très improbable une perte illimitée. Si le cours d'un titre sous-jacent commençait à grimper sans interruption, le vendeur de l'option d'achat découverte serait incapable, au bout du compte, de satisfaire aux appels de marge; il serait obligé de liquider sa position et de racheter les options d'achat. En outre, la plupart des vendeurs d'options d'achat découvertes se fixent mentalement un « seuil de liquidation » pour limiter les risques. Il conviendrait ainsi de couvrir sa position lorsque le cours du titre devient égal à la somme du prix de levée et de la prime.

Étant donné que les risques courus par le vendeur d'options d'achat découvertes sont énormes et que le rendement potentiel se limite à la prime reçue, on ne vendra en général une option d'achat découverte que lorsque la prime est très élevée.

D.  Position à découvert sur options de vente (haussière/neutre)

Illustration graphique Position à découvert sur options de vente (haussière/neutre). Montre ABCD s'échange à 24 $, Vendre option de vente ABCD avril 20 à 0,25 $

Le vendeur d'une option de vente découverte est obligé d'acheter le titre sous-jacent au prix de levée de l'option de vente, si celle-ci est levée.

Prenons l'exemple ci-dessus. Un investisseur vendrait ce type d'option s'il estimait qu'une baisse du titre TD est improbable et qu'il vaut la peine de courir le risque d'être obligé d'acheter le titre à 20 $ en regard de la prime de 0,25 $ reçue.

Vu son rendement limité, cette stratégie ne devrait être utilisée que si vous ne vous attendez pas à voir le cours du titre sous-jacent tomber sous le prix de levée pendant la durée du contrat. Comme dans le cas de toute vente à découvert, cette stratégie comporte un niveau de risque élevé étant donné que le vendeur devra payer 20 $ pour chaque action TD même si elle perd toute valeur. Voilà pourquoi il faut se fixer mentalement un « seuil de liquidation » afin de limiter les risques. Un moment approprié pour couvrir une position à découvert serait celui où le cours du titre est égal au prix de levée diminué de la prime reçue.

Comme pour les options d'achat découvertes, la vente d'options de vente découvertes ne devrait, en général, être utilisée que si la prime est très élevée. En fait, beaucoup d'investisseurs hésitent à recourir à cette stratégie, surtout ceux qui se souviennent de la mauvaise réputation qu'elle a acquise au lendemain du krach boursier d'octobre 1987. À ce moment-là, de nombreux vendeurs d'options de vente découvertes ont essuyé de lourdes pertes. Certains ont alors conclu que la vente d'une option de vente découverte ne convenait tout simplement pas aux investisseurs prudents. Cependant, si l'on dispose des liquidités nécessaires, le rapport risque-rendement est semblable à celui de la vente d'une option d'achat couverte. Les pertes causées par les options sur indices en 1987 ont été dues à une combinaison de facteurs ­ volatilités extrêmes des indices, des stratégies mal exécutées et des marges excessives ­ qui ne mettent pas en cause la stratégie de la vente d'options de vente découvertes.

E.  Vente d'options d'achat couvertes (neutre)

Illustration graphique Vente d'options d'achat couvertes (neutre). Montre ABCD s'échange à 24 $, Acheter option d'achat ABCD avril 25 à 1,25 $

Pour les investisseurs qui ne sont ni pessimistes ni optimistes à l'endroit des divers titres sous-jacents, il reste encore un bon nombre de stratégies neutres qu'ils peuvent mettre en pratique avec les options.

La vente d'une option d'achat couverte se fait en achetant le titre sous-jacent et en vendant simultanément des options d'achat équivalentes sur le titre; ou encore en vendant des options d'achat sur un titre sous-jacent qu'on possède déjà.

Cette stratégie comporte les mêmes risques que la vente d'une option de vente découverte; c'est d'ailleurs la seule façon de vendre des options d'achat à l'intérieur d'un REER.

Il y a des situations où cette stratégie peut être très avantageuse. La vente d'une option d'achat d'actions couverte (avec position en compte) est un bon moyen de se protéger en partie contre une baisse attendue à court terme. Toutefois, ce n'est pas une solution de rechange à la liquidation du titre dans le cas où l'entreprise se mettait à péricliter. Les options d'achat couvertes servent aussi à procurer un revenu additionnel lorsque l'investisseur ne prévoit pas de fléchissement du cours du titre sous-jacent.

Il ne faut pas vendre des options d'achat couvertes uniquement parce que la prime est attrayante. Ou encore si on ne veut pas conserver le titre sous-jacent à l'expiration de l'option, ni si l'on craint que l'option d'achat soit levée et qu'il faille céder le titre sous-jacent.

Étant donné que le vendeur d'une option d'achat couverte détient le titre sous-jacent, le pire est que le cours du titre en question tombe à zéro. En pareil cas, le vendeur de l'option d'achat couverte perd la valeur de l'action, moins la prime reçue. De même, le profit se limite à la différence entre le prix de levée de l'option d'achat et votre débit net. Pour calculer le débit, on soustrait la prime payée du cours de l'action (22,75 $ dans le cas présent).

F.  Opération mixte baissière sur options d'achat (baissière/neutre)

Illustration graphique Opération mixte baissière sur options d'achat (baissière/neutre). Montre ABCD s'échange à 24 $, Vendre option d'achat ABCD avril 25 à 1,25 $ et acheter option d'achat ABCD avril 30 à 0,25 $; crédit net=1,00 $

Les opérations mixtes, rappelons-le, sont des stratégies d'opérations modérément spéculatives. Essentiellement, elles consistent à acheter et à vendre un nombre égal d'options de vente ou d'options d'achat sur le même titre sous-jacent.

Le graphique présente une « opération mixte verticale », c'est-à-dire l'achat et la vente d'un nombre égal d'options d'achat ABCD comportant la même date d'échéance, mais avec des prix de levée différents. Lorsque le titre sous-jacent a tendance à baisser à la bourse, vous devriez acheter une option d'achat comportant un prix de levée plus élevé que celui de l'option d'achat que vous avez vendue.

Cette stratégie peut remplacer la vente d'une option d'achat découverte et elle comporte un risque limité. Vous devriez l'utiliser lorsque vous vous attendez à ce que le cours du titre sous-jacent demeure inférieur au prix de levée le plus bas pendant la durée de chaque contrat.

Le risque maximal d'une opération mixte baissière sur options d'achat est la différence entre les deux prix de levée (5 $ dans notre exemple), moins le crédit reçu. Pour calculer ce crédit, vous prenez la prime que vous avez reçue sur l'option d'achat vendue (ici 1,25 $) et vous soustrayez de ce montant la prime payée sur l'option d'achat achetée (0,25 $), c'est-à-dire 1 $. Par conséquent, la perte maximale que vous pourriez subir sur cette opération serait de 4 $ par action (écart de 5 $ dans le prix de levée moins crédit de 1 $).

D'autre part, le profit maximum à faire est égal au crédit net, soit 1 $ par unité. Il faut toutefois se méfier de recevoir une assignation de levée anticipée pour la position à découvert.

G.  Opération mixte baissière sur options de vente (baissière)

Illustration graphique Opération mixte baissière sur options de vente (baissière). Montre ABCD s'échange à 24 $, Vendre option de vente ABCD avril 21 à 0,30 $ et acheter option de vente ABCD avril 26 à 1,95 $; débit net=1,65 $

Une autre stratégie que l'on peut employer dans un marché baissier est l'opération mixte baissière sur options de vente. Elle consiste à acheter et à vendre un nombre égal d'options de vente comportant la même date d'échéance, mais des prix de levée différents.

Lorsque le titre sous-jacent baisse à la bourse, vous achetez une option de vente comportant un prix de levée plus élevé que celui de l'option de vente que vous avez vendue. Cette stratégie est particulièrement utile si les primes sont trop élevées pour justifier l'achat pur et simple de l'option.

Avec une opération mixte baissière sur options de vente, la perte maximale possible se limite au coût de l'opération mixte. Dans notre exemple, ce coût est égal au prix de l'option de vente que vous avez achetée (1,95 $), moins la prime provenant de l'option de vente vendue (0,30 $); il en résulte un débit total de 1,65 $ par action.

À l'inverse, votre profit se limite à la différence entre les deux prix de levée (5 $), moins le coût de l'opération mixte (1,65 $), soit un gain maximal de 3,35 $ par action.

H.  Opération mixte haussière sur options d'achat (haussière)

Illustration graphique Opération mixte haussière sur options d'achat (haussière). Montre ABCD s'échange à 24 $, Acheter option d'achat ABCD avril 25 à 1,25 $ et vendre option d'achat ABCD avril 30 à 0,25 $; débit net=1,00 $

La troisième stratégie haussière présentée est l'opération mixte haussière sur options d'achat. Cette stratégie fonctionne, pour l'essentiel, en sens inverse de l'opération mixte baissière sur options d'achat. Lorsque le titre sous-jacent est à la hausse à la bourse, vous achetez une option d'achat comportant un prix de levée moins élevé que celui de l'option que vous avez vendue.

Cette stratégie est utile lorsque vous êtes optimiste à l'endroit du titre sous-jacent, mais que la prime de l'option d'achat est trop élevée pour justifier un achat pur et simple. Comme pour les autres stratégies semblables, votre risque se limite au coût de l'opération mixte. Dans l'exemple, il s'élève à 1 $ par action (1,25 $ moins 0,25 $).

Malheureusement, le profit de l'opération mixte haussière sur options d'achat se limite, lui aussi, à la différence entre les deux prix de levée (5 $), moins le coût de l'opération mixte (1 $), c'est-à-dire 4 $ par action. Il faut également se méfier de recevoir une assignation de levée anticipée pour la position à découvert.

I.  Opération mixte haussière sur options de vente (haussière/neutre)

Illustration graphique Opération mixte haussière sur options de vente (haussière/neutre). Montre ABCD s'échange à 24 $, Acheter option de vente ABCD avril 21 à 0,30 $ et vendre option de vente ABCD avril 26 à 1,95 $; crédit net=1,65 $

Notre dernière stratégie haussière est l'opération mixte haussière sur options de vente. Lorsque la tenue du titre sous-jacent est haussière ou neutre à la bourse, vous achetez une option de vente comportant un prix de levée plus faible que celui de l'option de vente que vous avez vendue.

Cette stratégie peut remplacer la vente d'une option de vente découverte et elle comporte un risque limité. Vous devriez l'utiliser lorsque vous vous attendez à ce que le cours du titre sous-jacent reste supérieur au prix de levée le plus élevé pendant la durée de chaque contrat.

Le risque maximal qu'entraîne une opération mixte haussière sur options de vente correspond à la différence entre les deux prix de levée (5 $), moins le crédit reçu (1,65 $), soit une perte maximale de 3,35 $ par action dans notre exemple.

D'autre part, le profit maximal se limite au crédit net que vous recevez sur l'opération mixte, soit 1,65 $ par action dans le cas présent (1,95 $ - 0,30 $).

J.  Position combinée/double option en compte (neutre ­ forte volatilité attendue)

Illustration graphique Position combinée/double option en compte (neutre ­ forte volatilité attendue). Montre ABCD s'échange à 24 $, Acheter option d'achat ABCD avril 25 à 1,25 $ et acheter option de vente ABCD avril 20 à 0,25 $; débit total=1,50 $

Une position combinée est dite en compte lorsqu'on achète simultanément sur le même titre sous-jacent des options d'achat et des options de vente ayant des dates d'échéance ou des prix de levée différents. Une double option est dite en compte lorsqu'on achète simultanément sur le même titre sous-jacent des options d'achat et des options de vente ayant une date d'échéance et un prix de levée identiques.

Vous achetez des combinaisons ou des doubles options en compte si vous vous attendiez à une forte variation du cours dans un sens ou dans l'autre, mais sans savoir lequel. Cette incertitude pourrait être due à l'annonce imminente du bénéfice, à une action en justice, etc. En détenant des options d'achat et des options de vente sur le même titre sous-jacent, vous limitez effectivement votre perte à la prime que vous payez pour chaque contrat. Le profit est théoriquement infini en cas de hausse (la valeur du titre sous-jacent peut monter sans fin) et il ne peut être inférieur au prix de levée des options de vente, moins la prime payée, en cas de baisse (la valeur du titre sous-jacent ne peut tomber sous zéro).

L'investisseur qui a recours à ces stratégies limite sa perte au coût de l'opération, lequel s'établit ici à 1,50 $. En théorie, cependant, il peut réaliser un profit illimité si le cours du titre sous-jacent monte ou baisse radicalement avant l'expiration des options d'achat en compte.

Le rapport risque-rendement d'une position combinée en compte d'options hors jeu est semblable à celui d'une double option en compte au milieu. L'avantage de la position combinée est son coût moins élevé. Deux options hors jeu coûtent moins cher à l'achat que les deux options au milieu d'une double option neutre. En outre, l'effet de levier de la position combinée est plus important que celui de la double option. Une forte hausse ou une forte baisse du cours du titre sous-jacent entraînera une variation marquée du prix de l'option d'achat et de celui de l'option de vente. Le principal inconvénient d'une telle position combinée en compte, cependant, est que la valeur temps de l'option s'effrite rapidement à mesure que l'échéance s'approche.

K.  Position combinée/double option à découvert (neutre ­ faible volatilité attendue)

Illustration graphique Position combinée/double option à découvert (neutre ­ faible volatilité attendue). Montre ABCD s'échange à 24 $, Vendre option de vente ABCD avril 25 à 1,25 $ et vendre option de vente ABCD avril 20 à 0,25 $; crédit total=1,50 $

Une position combinée est dite à découvert lorsqu'on vend simultanément des options d'achat et des options de vente sur le même titre sous-jacent, ayant des dates d'échéance et des prix de levée différents, tandis qu'une double option est dite à découvert lorsqu'on vend simultanément sur le même titre sous-jacent des options d'achat et des options de vente ayant des dates d'échéance et des prix de levée identiques.

Vous utilisez ces stratégies lorsque vous vous attendez à ce que le cours du titre sous-jacent se maintienne à l'intérieur d'une fourchette étroite pendant la durée des contrats. L'objectif consiste à garder le plein montant de la prime reçue au moment où les options de vente et les options d'achat expirent sans valeur.

Cette stratégie peut être très risquée, étant donné que le risque est théoriquement illimité à la hausse (la valeur du titre sous-jacent peut monter indéfiniment) et est limité au prix de levée des options de vente, moins les primes reçues, en cas de baisse (la valeur du titre sous-jacent ne peut tomber sous zéro). Le profit se limite à la prime reçue pour les deux contrats ou au crédit total. Il faudrait se fixer mentalement des seuils de liquidation afin de limiter les risques. Le prix de levée de l'option d'achat, augmenté des deux primes (en cas de hausse), et le prix de levée de l'option de vente, moins les deux primes (en cas de baisse), constituent des seuils appropriés. Si le cours du titre sous-jacent monte au-dessus ou tombe au-dessous des seuils fixés, l'investisseur liquidera les deux options simultanément pour éviter de perdre sur les deux tableaux. De plus, il faut se méfier des assignations de levée anticipées.

Si l'acheteur d'une double option ou d'une position combinée espère que le cours du titre sous-jacent montera ou baissera de façon significative, le vendeur d'une position combinée ou d'une double option à découvert souhaite exactement le contraire : que le cours du titre sous-jacent soit le plus stable possible pendant la durée des options. Ce dernier réalise un profit tant que le cours du titre sous-jacent fluctue à l'intérieur d'une fourchette étroite autour du prix de levée.

Cependant, comme dans le cas des positions combinées et des doubles options en compte, il est généralement plus facile d'atteindre le point mort ­ ni gain, ni perte ­ avec des positions combinées à découvert qu'avec des doubles options à découvert.

10.  Autres stratégies d'opérations mixtes

Il existe diverses autres formes d'opérations mixtes : les opérations horizontales et les opérations peu courantes.

Une opération mixte est dite horizontale quand on achète et on vend simultanément un nombre égal d'options de vente ou d'options d'achat sur le même titre sous-jacent, ayant des dates d'échéance différentes et des prix de levée identiques. Pour être admissible à l'écart de marge, l'option que vous détenez doit expirer au même moment que l'option que vous vendez ou après.

Les opérations mixtes peu courantes sont l'opération mixte diagonale et l'opération mixte du papillon. Dans le premier cas, on achète et on vend simultanément un nombre égal d'options de vente ou d'options d'achat sur le même titre sous-jacent, options dont les dates d'échéance et les prix de levée sont différents. Pour être admissible à l'écart de marge, l'option que vous achetez doit expirer au même moment que l'option que vous vendez ou après.

D'autre part, l'opération mixte du papillon consiste à procéder à une opération mixte sur options d'achat ou à une opération mixte sur options de vente avec trois séries d'options d'achat ou d'options de vente, comportant trois prix de levée différents, le tout sur le même titre sous-jacent. Par exemple, deux options achetées au milieu d'une opération mixte du papillon, à un prix de levée moyen, pourraient être assorties d'options vendues dont les prix de levée sont au-dessus et au-dessous du prix de levée moyen.

Avant de s'aventurer dans les opérations mixtes, l'investisseur doit être bien conscient des risques. Étant donné que les opérations mixtes exigent l'exécution simultanée ­ ou presque ­ d'une transaction d'achat et d'une transaction de vente, rien ne garantit qu'elles seront effectivement exécutées. De même, il faut se rappeler que la position à découvert de l'opération mixte peut faire l'objet d'une assignation de levée à n'importe quel moment avant l'expiration de l'option. Et enfin, les avantages de l'opération mixte disparaissent si l'investisseur liquide la position en compte de l'opération mixte, mais en conservant sa position à découvert.

11.  Critiques à l'égard des positions combinées et des doubles options haussières et baissières

Même si les positions combinées et les doubles options sont des stratégies neutres, certains investisseurs ont tenté de s'en servir comme stratégies haussières ou baissières.

Le recours aux positions combinées et aux doubles options comme des stratégies privées de neutralité ne fait aucunement l'unanimité. Les critiques soutiennent catégoriquement que les doubles options et les positions combinées sont neutres par définition; ils ne voient donc pas l'utilité de leur donner un caractère haussier ou baissier.

Les investisseurs utilisent généralement les positions combinées et les doubles options pour des raisons techniques. Par exemple, si les primes sont très élevées, il devient plus intéressant de vendre des options. Cependant, les investisseurs néophytes pourraient ne pas être capables de déterminer si une prime est élevée. Voilà pourquoi la vente simultanée d'options d'achat et d'options de vente exige habituellement de l'expérience, des connaissances avancées et des fonds suffisants pour couvrir la position.

12.  TD Waterhouse peut vous aider

Forte de son service, de sa sélection, de ses économies et de la sécurité assurée par La Banque Toronto-Dominion, TD Waterhouse donne à tous les investisseurs ­ prudents ou audacieux, chevronnés ou néophytes ­ la possibilité de gérer leur propre portefeuille diversifié.

L'an dernier, TD Waterhouse s'est classée au premier rang pour le nombre total des ordres donnés, pour le compte de clients, à la Canadian Derivatives Clearing Corp. Cela représentait environ le tiers de toutes les transactions au détail.

TD Waterhouse est aussi la source la plus importante d'ordres sur options au détail données par une entreprise canadienne à la chambre de compensation américaine Option Clearing Corporation (OCC).

Nous encourageons tous nos représentants inscrits à obtenir leur accréditation pour les options. De plus, nous avons mis sur pied un service spécialisé dans les options pour les clients actifs dans le domaine.

Nous pouvons faciliter les transactions ayant trait aux options sur les actions et obligations canadiennes et américaines, sur la plupart des indices boursiers et l'or. Nous acceptons aussi toutes les stratégies possibles dans le domaine des options, notamment les positions en compte, la vente d'options d'achat et d'options de vente couvertes et découvertes, les opérations mixtes, les doubles options et les positions combinées. Les clients profitent aussi de l'expérience de TD Waterhouse en sa qualité de « courtier à escompte par excellence », et en particulier de commissions moins élevées et d'une exécution rapide et exacte des ordres.

Compte tenu des risques liés aux options, notre responsable des contrats d'options doit approuver la demande faite par un client avant que nous puissions accepter un ordre d'achat ou de vente d'options. Les investisseurs doivent aussi savoir que certaines restrictions s'appliquent dans le cas d'un REER ou d'un FERR autogéré. Ceux qui détiennent un REER ne peuvent qu'acheter des options d'achat sur actions ou que vendre des options d'achat sur actions couvertes.

On peut détenir des options dans un compte sur marge de Courtage à escompte TD Waterhouse ou dans un compte RER autogéré. Renseignez-vous sur les types de comptes offerts par Courtage à escompte TD Waterhouse.