Le guide porte sur l'achat et la vente d'options cotées
en bourse. Il explique d'abord les raisons pour lesquelles les
investisseurs achètent et vendent des options, ainsi que
les avantages et les inconvénients des diverses formes
d'options. Ensuite, il décrit différents moyens
de mesurer la valeur d'une option, et en particulier certains
indicateurs de sensibilité passablement
sophistiqués qui permettent d'évaluer le risque
relatif du placement. Enfin, il présente diverses
stratégies applicables aux options, notamment les
opérations mixtes, les positions combinées et les
doubles options. Table des matières du Guide des options-
Terminologie des options
-
Caractéristiques de base des options
-
Pourquoi les options?
-
Avantages et inconvénients des diverses formes
d'options
-
Mesurer la valeur d'une option et son risque
-
Risques particuliers aux options sur indices
-
Facteurs qui influent sur le prix des options
-
Stratégies visant à réduire les
risques
-
Stratégies de placement
-
Position en compte sur options d'achat (très
haussière)
-
Position en compte sur options de vente (très
baissière)
-
Position à découvert sur options d'achat
(baissière/neutre)
-
Position à découvert sur options de vente
(haussière/neutre)
-
Vente d'options d'achat couvertes (neutre)
-
Opération mixte baissière sur options d'achat
(baissière/neutre)
-
Opération mixte baissière sur options de vente
(baissière)
-
Opération mixte haussière sur options d'achat
(haussière)
-
Opération mixte haussière sur options de vente
(haussière/neutre)
-
Position combinée/double option en compte (neutre
forte volatilité attendue)
-
Position combinée/double option à
découvert (neutre faible volatilité
attendue)
-
Autres stratégies d'opérations mixtes
-
Critiques à l'égard des positions
combinées et des doubles options haussières et
baissières
- TD Waterhouse peut vous aider

1. Terminologie des options- Les options sont des
contrats dont la valeur est déterminée par les
titres sous-jacents, comme les actions et les obligations.
- Une option d'achat donne
au détenteur le droit d'acheter le titre sous-jacent.
- Une option de vente donne
au détenteur le droit de vendre un titre sous-jacent.
- Le titre sous-jacent est
le titre spécifique qui fait l'objet de l'option.
- Lorsqu'un contrat d'option est
créé, on l'appelle opération
initiale.
- Une opération de
liquidation est l'expression employée lorsqu'un
contrat d'option prend fin par le biais d'une opération
sur le marché secondaire.
- Le prix de levée
est le prix auquel on peut acheter ou vendre le titre
sous-jacent.
- La personne qui achète un contrat
d'option est l'acheteur ou le détenteur.
Le détenteur est celui qui a le droit d'acheter le titre
sous-jacent au prix de levée (dans le cas d'une option
d'achat) ou de vendre le titre sous-jacent au prix de
levée (dans le cas d'une option de vente).
- La personne qui vend un contrat d'option
est le vendeur. Le vendeur est tenu d'acheter le
titre sous-jacent au prix de levée (dans le cas d'une
option de vente) ou de vendre le titre sous-jacent au prix de
levée (dans le cas d'une option d'achat) si l'option est
levée.
- La prime est le prix que
l'acheteur paye au vendeur pour le contrat d'option.
- La date
d'échéance ou
l'expiration est la date à laquelle le
contrat cesse d'exister.
- Les options sont de type
européen (on ne peut les lever qu'à la
date d'échéance) ou de type
américain (on peut les lever en tout temps avant
la date d'échéance).
- Une option est dite au
milieu lorsque le cours du titre sous-jacent est
égal au prix de levée.
- Une option est dite en
jeu lorsque le cours du titre sous-jacent est
supérieur au prix de levée de l'option d'achat ou
inférieur au prix de levée de l'option de
vente.
- Une option est dite hors
jeu lorsque le cours du titre sous-jacent est
inférieur au prix de levée de l'option d'achat ou
supérieur au prix de levée de l'option de
vente.
- Le multiplicateur
désigne le nombre d'unités du titre sous-jacent
que comporte un contrat d'option.

2. Caractéristiques de base des options- Risque parfois très
élevé
- Aucun droit de
propriété
- Normalisation des unités, des
cycles et des dates d'échéance
Vu leur souplesse, les options donnent aux investisseurs une
chance d'atteindre presque tous leurs objectifs
stratégiques, à partir de la gestion du risque
jusqu'à l'accroissement de l'effet de levier.
Malheureusement, il peut s'agir d'un placement très
risqué. Avant d'en acheter, il est important de comprendre
les stratégies qui permettent de limiter ce risque. L'acheteur doit aussi se rendre compte que les options ne
versent ni intérêts ni dividendes, et ne
comportent ni droit de vote ni droit de
propriété. On peut acheter des options à
la TD Waterhouse sur une vaste gamme de
valeurs, notamment les actions, les obligations, l'or et les
indices boursiers. Si de nombreux facteurs ont contribué au
succès des options négociées en bourse
en Amérique du Nord, la normalisation de leurs principales
caractéristiques (dont les prix de levée, les
cycles d'échéance et les dates
d'échéance) est l'un des plus importants, car
elle a joué un grand rôle dans la
viabilité d'un marché secondaire. Cette normalisation ne signifie pas que tous les contrats
d'option fondés sur un produit sous-jacent donné
sont de la même taille. Elle signifie plutôt que
les contrats qui sont négociés sur une bourse
particulière et qui sont compensés par une
chambre de compensation spécifique sont tous de
même taille. Avant l'apparition des options
négociées en bourse, les options existaient sur
une base individuelle; leurs conditions étaient uniques
à l'acheteur et au vendeur et souvent, le nombre d'actions
ou d'unités du produit sous-jacent était
irrégulier. Cependant, la normalisation de la taille des
contrats a contribué à l'essor et à la
popularité des options négociées en
bourse. Dans le cas des options sur actions, tous les marchés
ont adopté le contrat de 100 actions (lot
régulier), sauf s'il y a division d'actions (on modifie
alors les contrats en conséquence). Dans le cas des options sur indices, qui sont
réglées au comptant, on détermine la
taille du contrat en multipliant la prime par un multiplicateur de
l'indice, habituellement 100. Pour ce qui est de la normalisation des
échéances, il est important de comprendre que
chaque catégorie d'options (options cotées sur le
même produit sous-jacent) comporte plusieurs
séries d'options différentes, soit des options
d'achat ou de vente désignées par leur symbole,
leur mois d'expiration et leur prix de levée. Toutes les
séries d'options ayant le même mois d'expiration
ont la même date d'échéance et le
même délai d'expiration. Par exemple, les options sur actions, les options sur indices et
la plupart des options sur obligations expirent le samedi qui suit
le troisième vendredi du mois d'expiration. 
3. Pourquoi les options?Voici quelques raisons qui pourraient inciter l'investisseur
à acheter ou à vendre des options :
Effet de levier :
L'acheteur d'une option d'achat peut tirer parti de la plus-value
du titre sous-jacent pendant toute la durée de l'option et
ce, pour bien moins cher que s'il achetait l'action
elle-même. Il peut également investir la
différence entre le prix de l'action et celui de l'option
dans des titres à revenu fixe à court terme et
s'assurer ainsi d'un revenu immédiat.
Risque limité :
Si le cours du titre sous-jacent baisse au lieu de monter, la perte
maximale de l'acheteur d'une option d'achat se limitera à
la prime qu'il aura payée pour l'option,
augmentée des frais de commission ou d'opération.
Garantie d'un prix futur :
L'option d'achat permet à l'investisseur de fixer le prix
futur du produit sous-jacent et de financer son achat à
même ses gains futurs. D'autre part, l'option de vente
vendue à un prix inférieur à la valeur
marchande lui donne l'occasion d'acheter le titre sous-jacent
à un coût fixe si l'option est levée.
Diversification :
L'investisseur peut détenir des options d'achat sur
plusieurs produits sous-jacents afin de diversifier ses sources de
gains en capital. De cette façon, le détenteur
d'options d'achat a de meilleures chances de réaliser un
profit, même si la valeur de certains titres sous-jacents
ne monte pas.
Assurance contre une baisse des cours
:
Un investisseur qui s'attend, à court terme, à
une diminution de tel produit ou de tel marché peut
acheter une option de vente, puis vendre l'option ou la lever si le
cours baisse. Une autre façon de se protéger
contre une baisse des cours consiste à vendre une option
d'achat sur le titre sous-jacent.
Revenu supplémentaire :
Les vendeurs d'options de vente et d'options d'achat
bénéficient du revenu qu'ils reçoivent
sous forme de primes et celles-ci se transforment en profit
véritable si les options ne sont jamais levées.

4. Avantages et inconvénients des diverses formes
d'options- Actions
- Indices type européen et type
américain
- Obligations
- Métaux précieux
Les investisseurs connaissent sans doute assez bien les options
sur actions, où les produits sous-jacents sont les actions
d'une entreprise. On ignore peut-être que c'est le
succès rapide des options sur actions qui a
entraîné la création d'autres formes
d'options. Il existe maintenant des options de vente et des options
d'achat sur toutes sortes de produits sous-jacents, y compris des
indices et des obligations. Les trois formes les plus populaires,
autres que celles sur actions, sont les options sur indices, les
options sur obligations et les options sur métaux
précieux. Parmi les principales différences, mentionnons le fait
que les autres options sont parfois réglées au
comptant, tandis que toutes les options sur actions peuvent
être réglées par livraison effective des
actions sous-jacentes. De même, certaines options autres
que sur actions sont de type européen,
c'est-à-dire qu'on ne peut les lever qu'à leur
date d'échéance. D'autre part, la plupart des
options sur actions sont de type américain; elles peuvent
être levées en tout temps avant leur date
d'échéance. Et enfin, les exigences de couverture
minimales sont généralement différentes
pour les options sur actions et pour les autres formes
d'options. Les options sur indices sont les plus populaires après
les options sur actions, surtout parce que leur faible
coût permet aux investisseurs de prendre des positions sur
des vastes marchés. Toutefois, les investisseurs doivent
bien connaître certaines caractéristiques des
options sur indices. D'abord, les titres qui composent un indice
boursier sous-jacent constituent un facteur très
important. Les investisseurs qui souhaitent avoir des positions sur
l'ensemble du marché devraient choisir un indice dont les
actions sous-jacentes sont bien équilibrées, et
non un indice axé sur une ou deux industries seulement. En
deuxième lieu, les investisseurs qui veulent appliquer une
stratégie de couverture devraient rechercher un indice
dont les actions sont très semblables aux titres de leur
portefeuille. Les options sur obligations sont également des
solutions populaires, car elles donnent aux épargnants
accès à un marché qui était
hors de leur portée à cause des coûts et
des contraintes de transactions. Les options sur les obligations du
gouvernement du Canada permettent aux investisseurs de participer
au marché obligataire sans s'exposer à un niveau
de risque inacceptable. Les investisseurs ont généralement recours aux
options sur obligations afin de tirer profit des variations des
taux d'intérêt (ou pour s'en protéger).
Par exemple, pour profiter d'une baisse des taux
d'intérêt, on achète des options d'achat
ou on vend des options de vente sur obligations. À
l'inverse, si on prévoit une hausse des taux
d'intérêt, on achète des options de
vente ou on vend des options d'achat. Si on utilise des options sur
obligations pour se protéger contre un changement de
direction dans les taux d'intérêt, la couverture
ne peut être parfaite que si le produit sous-jacent
couvert est exactement le même que le produit sous-jacent
de l'option de vente. Et enfin, les options sur métaux précieux sont
des options où le produit sous-jacent est
généralement l'or. Ces options ne sont pas aussi
populaires que les autres catégories, surtout parce que le
prix du produit sous-jacent est plus volatil et plus cyclique. On
s'en sert essentiellement pour se protéger contre les
fluctuations de prix d'un métal sous-jacent qu'on
possède, ou pour profiter de changements prévus
du prix du produit sous-jacent. Bien entendu, une
stratégie orientée exclusivement vers le profit
est jugée spéculative et pourrait être
très risquée. TD Waterhouse facilite les
transactions sur les options, au Canada et aux États-Unis,
sur les actions, sur les obligations, sur la plupart des indices
boursiers et sur l'or. Cependant, elle n'accepte pas les ordres
concernant les options sur les contrats à terme ou sur les
contrats de change. 
5. Mesurer la valeur d'une option et son risque- Risque de perte
- Risques particuliers des options sur indices
- Facteurs qui influent sur le prix de l'option
- Stratégies de diminution des risques
Beaucoup d'investisseurs évitent les options parce
qu'ils en connaissent mal le fonctionnement ou en craignent les
risques. En effet, l'achat et la vente d'options peut comporter un
risque élevé, suivant leurs utilisations. Voilà pourquoi il faut comprendre les diverses
stratégies possibles ainsi que les différents
types de risques auxquels on peut s'exposer. Même si les
risques que comportent les options sont souvent compensés
par le rendement obtenu, il faut bien les connaître. D'abord, les options ont une durée limitée.
C'est la raison pour laquelle l'acheteur de l'option risque de
perdre tout son placement dans un laps de temps relativement
court. Le risque est encore plus grand pour celui qui vend une option.
Bon nombre d'investisseurs qui vendent des options d'achat le font
à découvert, c'est-à-dire qu'ils ne
possèdent pas le titre sous-jacent. Le vendeur d'une
option d'achat peut essuyer de lourdes pertes si le prix du titre
sous-jacent grimpe au-dessus du prix de levée; il se voit
alors obliger d'acheter le titre à prix fort et de le
vendre à vil prix. De même, le vendeur d'une option de vente qui ne se
protège pas en vendant une position à
découvert dans le titre sous-jacent pourrait essuyer une
perte si le prix du titre sous-jacent glissait sous le prix de
levée de l'option. En pareille situation, il devra acheter
le titre sous-jacent à un prix supérieur
à sa valeur marchande courante, subissant ainsi une
perte. Dans le cas des options américaines, les transactions
se font souvent en dollars américains, ce qui vous expose
aux fluctuations du taux de change. De plus, les transactions qui
portent sur l'achat et la vente d'options multiples en combinaison,
ou sur l'achat et la vente d'options en combinaison avec l'achat ou
la vente à découvert de titres sous-jacents,
présentent d'autres risques. 
6. Risques particuliers aux options sur indices- Difficultés posées par le règlement
au comptant
- Risques liés au décalage
- Couverture imparfaite
- Interruption des opérations
Outre les risques mentionnés plus haut, lesquels
s'appliquent en général à l'achat et
à la vente des options, il y a des risques propres aux
options sur indices. Étant donné que la levée des options
sur indices se règle au comptant, le vendeur ne peut
couvrir à l'avance son obligation de règlement
éventuelle du fait qu'il pourrait être impossible
de reproduire la position de compensation nécessaire avec
l'indice sous-jacent. Les investisseurs ayant pris des positions mixtes ou
appliqué certaines autres stratégies d'options
multiples s'exposent également à un risque de
décalage dans le cas des options sur indices. En effet, il
existe généralement un décalage d'un
jour entre le moment où l'acheteur lève l'option
et le moment où le vendeur reçoit un avis de
levée. Le vendeur d'une option sur indice doit verser une
somme déterminée par le niveau de
clôture de l'indice à la date de levée,
et non à la date de l'avis. Il faut reconnaître
que ce risque est quelque peu atténué dans le cas
des options de type européen. Les investisseurs qui ont l'intention de recourir aux options
sur indices pour se protéger contre le risque de
marché lié à l'achat d'un ou de
plusieurs titres boursiers doivent savoir que la couverture est
très imparfaite. À moins que l'indice sous-jacent
ne corresponde très étroitement au portefeuille
de l'investisseur, l'option sur indice pourrait ne lui assurer
aucune protection contre tout affaissement du marché. Et enfin, si la négociation est interrompue sur les
titres qui représentent une part considérable de
la valeur de l'indice, la négociation des options sur cet
indice sera, la plupart du temps, suspendue. Les
détenteurs d'options sur indices seraient dans
l'impossibilité de liquider leurs positions et subiraient
de lourdes pertes si l'indice sous-jacent évolue dans une
direction défavorable avant la reprise de la
négociation. 
7. Facteurs qui influent sur le prix des options- Valeur intrinsèque
- Valeur temps
- Volatilité
- Direction empruntée par le marché
- Parité
- Modèle Black-Scholes
- Indicateurs de sensibilité
L'investisseur qui connaît bien les facteurs qui
influent sur le prix des options est en mesure de prendre des
décisions éclairées sur les
stratégies à mettre en pratique. La relation entre la valeur marchande du titre sous-jacent et le
prix de levée de l'option détermine en grande
partie le prix de l'option. Supposons que le cours du titre ABCD
est de 30 $. L'option d'achat ABCD avril 25 aurait une valeur
intrinsèque de 5 $ (soit le montant qui est en jeu). Ou si
le titre ABCD s'échangeait à 20 $, l'option de
vente ABCD avril 25 aurait une valeur intrinsèque de 5 $.
Toutes choses étant égales par ailleurs, l'option
ayant une valeur intrinsèque vaut bien plus que l'option
dite au jeu ou que l'option dite hors jeu. La valeur temps d'une option est égale à sa
prime actuelle moins le montant en jeu. Supposons que le cours du
titre ABCD est de 30 $ et que vous achetez une option d'achat ABCD
avril 25 au prix de 6 $. Comme nous venons de le voir, votre option
d'achat aurait une valeur intrinsèque de 5 $ et une valeur
temps de 1 $ (prime - valeur intrinsèque). La valeur temps
dépend d'un seul fait : le détenteur de l'option
d'achat croit que le cours du titre sous-jacent montera; ou le
détenteur d'une option de vente pense que le cours du
titre sous-jacent baissera et ce, avant l'expiration de l'option.
En temps normal, l'acheteur d'une option paie une valeur temps plus
élevée lorsque la date
d'échéance est éloignée.
Toutefois, au fur et à mesure que la date
d'échéance s'approche, la valeur temps diminue
constamment et tombe finalement à zéro à
la date d'échéance. La volatilité du cours du titre sous-jacent a
également une incidence sur le prix de l'option. L'option
sur un titre sous-jacent dont le cours fluctue
considérablement à court terme commande une prime
élevée, car le détenteur a de meilleures
chances de profiter de son placement. À l'inverse, la
prime est moindre lorsque le produit sous-jacent est moins
volatil. Et enfin, l'investisseur doit comprendre la règle de la
parité entre l'option de vente et l'option d'achat
lorsqu'il détermine le prix relatif des options. Cette
règle s'énonce comme suit : si vous achetez une
action, que vous achetez une option de vente et que vous vendez une
option d'achat comportant le même prix de levée
et la même date d'échéance, vous devriez
obtenir un taux de rendement égal à celui d'un
bon du Trésor ayant la même
échéance. Sinon, il existe une
possibilité d'arbitrage, ce qui signifie
généralement que le prix de l'option n'est pas
optimal. Depuis la mise sur pied du marché des options, on a
proposé plusieurs modèles pour aider les
investisseurs à déterminer le prix optimal d'une
option. Le modèle le plus fréquemment
utilisé est le modèle Black-Scholes, lequel tient
compte de plusieurs facteurs, notamment le prix hors risque, le
délai jusqu'à l'expiration, le prix de
levée de l'option, le cours du titre sous-jacent et la
volatilité. Le modèle Black-Scholes est particulièrement
utile parce qu'il sert à établir le delta d'une
option ou son ratio de couverture. Le delta est un indicateur de
sensibilité qui mesure la grandeur d'une variation
prévue du prix d'une option, dans l'hypothèse
d'une fluctuation à court terme du cours du titre
sous-jacent. Plus la part de la valeur intrinsèque dans la
prime de l'option est grande, plus le delta de l'option sera
élevé. Il faut toutefois noter que le delta d'une
option n'est pas un nombre statique et n'est exact qu'au moment de
son calcul. Parmi les autres indicateurs de sensibilité, le gamma
mesure la variation du delta d'une option résultant d'une
variation du cours du titre sous-jacent. Le rho mesure la variation du prix d'une option par rapport
à la variation des taux d'intérêt. Une
hausse des taux d'intérêt augmente le prix d'une
option d'achat et diminue celui d'une option de vente. Cette
sensibilité s'accentue au fur et à mesure que la
valeur intrinsèque augmente. Le temps a également
une incidence sur la sensibilité du rho : celui-ci est
d'autant plus sensible que la date d'échéance est
éloignée. Le vega ou kappa d'une option évalue la variation du
prix d'une option par rapport à la volatilité du
cours du titre sous-jacent. Le vega est le même pour
l'option de vente et pour l'option d'achat, et sa
sensibilité est optimale lorsqu'une option est au milieu
ou proche du milieu. La sensibilité augmente aussi lorsque
l'option est à longue échéance. Et enfin, le thêta décrit le changement de
valeur d'une option alors que s'approche la date
d'échéance. Lorsque l'échéance
est proche, le thêta monte en flèche, signe d'une
détérioration de la valeur de l'option. 
8. Stratégies visant à réduire
les risques- Vendre des options d'achat couvertes
- Acheter des options de vente de protection
- Acheter des options de vente sur indices
- Acheter des options d'achat de protection
Il est possible d'atténuer les risques
associés aux options. On doit non seulement comprendre les
facteurs qui influencent le prix des options, mais
également bien connaître certaines
stratégies de base qui permettent de diminuer le risque
à la baisse ou de réduire la volatilité
de son portefeuille. Comme on l'a mentionné plus haut, l'un des risques
importants consiste à vendre des options
découvertes. Pour réduire ce risque au minimum,
on peut vendre des « options d'achat couvertes »,
c'est-à-dire des options d'achat sur un titre sous-jacent
que l'on possède déjà. Si l'on s'en tient aux actions, on vend en
général une option d'achat couverte sur un titre
que l'on détient lorsqu'on prévoit une baisse du
cours du titre à court terme, ou encore lorsqu'on ne
s'attend pas à ce que le titre monte et qu'on
espère réaliser un revenu
supplémentaire. Par exemple, supposons que vous détenez le titre ABCD
qui s'échange aujourd'hui à 25 $; vous vendez une
option d'achat comportant un prix de levée de 25 $ et une
prime de 5 $. Si le prix de l'action tombait à 20 $, la
perte subie sur votre placement serait couverte par la prime
reçue. Bien entendu, si l'action baissait sous les 20 $,
vous seriez alors perdant. L'inconvénient de cette
stratégie est que, si le titre ABCD grimpe au-dessus de 25
$ et que l'option est levée, vous ne recevriez que 25 $
par action, plus votre prime. Un autre moyen de limiter le risque d'une position en compte
(acheteur) consiste à détenir des
« options de vente de protection »,
c'est-à-dire des options de vente sur des titres que l'on
possède déjà. Vous achetez une option de
vente de protection afin de maintenir votre exposition à
une hausse du titre tout en vous protégeant
complètement contre une chute possible de son cours.
Ainsi, le cours de l'action peut tomber à zéro
pendant la durée du contrat et votre perte serait
limitée au montant de la prime versée. Par exemple, vous détenez le titre ABCD lorsqu'il
s'échange à 25 $ et vous craignez une correction
à court terme. Vous achetez une option de vente avec un
prix de levée de 25 $, moyennant un prix de 4 $. Si le
titre tombe à zéro, vous êtes
protégé contre la chute du cours; vous ne perdez
que la prime de 4 $. Si le titre monte à 45 $, vous
empochez le gain réalisé, moins la prime de 4 $
que vous avez payée. Une autre stratégie visant à réduire
au minimum le risque de portefeuille consiste à acheter
des « options de vente sur indices ». Ces
options vous permettent de protéger votre portefeuille
contre des baisses possibles de prix, alors que vous ne voulez pas
vendre les titres ou payer le prix d'options de vente pour chacun
des titres. Les options de vente sur indices vous donne le droit de vendre
un indice donné à un prix de levée fixe.
Si les cours des actions baissent, les pertes du portefeuille
devraient être compensées approximativement par
un gain correspondant découlant de la vente ou de la
levée de vos options de vente sur indices. Si les cours
des actions montent, la valeur du portefeuille devrait augmenter
alors que les options de vente n'auront aucune valeur à
leur date d'échéance. Le rendement de ce type de couverture dépend de la
représentativité de votre portefeuille par
rapport à un indice donné. Si vous ne
possédez qu'un petit nombre de titres ou si seuls quelques
titres à l'intérieur d'un vaste portefeuille vous
préoccupent, il serait plus logique d'acheter des options
de vente sur chacun des titres. Et enfin, vous pouvez vous protéger contre une position
à découvert (vendeur) avec des
« options d'achat de protection ». Par
exemple, si vous vendez à découvert 100 actions
ABCD à 30 $, vous achetez une option de vente ABCD avril
30 au prix de 4 $. De cette façon, si vous êtes
obligé de vendre des actions ABCD pour couvrir votre
position, vous levez votre option d'achat à 30 $, de sorte
que votre perte se limite à la prime que vous avez
payée (4 $ par action, dans ce cas). 
9. Stratégies de placement- Prudence versus spéculation
- Stratégies baissières
- Stratégies haussières
- Stratégies neutres
Comme on peut le constater, les options cotées en
bourse répondent à des objectifs de placement
fort divergents, allant de la démarche raisonnablement
prudente à la spéculation
effrénée. Étant donné la
complexité et la volatilité du marché
des options, tous les investisseurs doivent bien comprendre les
risques liés aux options ainsi que les diverses
stratégies mises en oeuvre. Rappelons que le meilleur moyen de réduire au minimum
les risques de pertes sur les options est d'adopter une
stratégie prudente. Cela signifie que l'investisseur doit
éviter de vendre des options non couvertes; il se limite
à vendre des options de vente couvertes ou à
acheter des options de vente de protection, des options de vente
sur indices ou des options d'achat de protection dans le seul but
de restreindre la volatilité de son portefeuille. Cependant, les investisseurs aguerris pourront recourir
à des stratégies plus risquées. La plus
courante est l'achat de simples options d'achat et options de
vente; d'autres sont modérément
spéculatives comme les positions mixtes et les doubles
options; et enfin certaines sont carrément
risquées, comme la vente d'options
découvertes. Ayant déjà fait le tour des
stratégies prudentes, nous allons aborder maintenant
quelques stratégies modérément
spéculatives. 
A. Position en compte sur options d'achat (très
haussière)L'achat d'une option d'achat est la
stratégie haussière la plus courante. Le
détenteur d'une position en compte sur options d'achat a
le droit de prendre livraison du titre sous-jacent à son
prix de levée, dans un délai défini,
avant l'expiration. Cette stratégie est surtout utilisée par
l'investisseur qui prévoit que le titre sous-jacent
s'appréciera. Ici, le risque se limite au prix
payé pour le contrat; cependant, le rendement est
théoriquement illimité, car le titre sous-jacent
pourrait, en théorie, monter indéfiniment. Si la prime de l'option d'achat est trop
élevée, cela signifie, en
général, que le marché s'attend
à ce que l'action continue de monter. À ce
moment-là, il pourrait être plus avantageux
d'acheter le titre lui-même. Étant donné que l'achat d'options d'achat a un
caractère spéculatif à court terme, on
est porté à penser que cette stratégie
se traduit la plupart du temps par des pertes. Selon des
statistiques, plus de la moitié de toutes les options
vendues n'ont plus aucune valeur à leur date
d'échéance. Cependant, comme il arrive souvent,
les statistiques ne donnent pas un portrait complet de la
réalité. S'il est vrai que beaucoup de
détenteurs d'options d'achat perdent de l'argent, cela ne
veut pas dire que tous sont perdants à long terme. La
stratégie la plus efficace consiste à limiter ses
pertes en liquidant les options d'achat qui ne fonctionnent pas
(même si on doit le faire fréquemment) et
à tenter de compenser ces pertes en réalisant de
temps à autre des gains appréciables sur d'autres
options d'achat. Celui qui réussit avec les options
d'achat doit être capable d'essuyer de petites pertes sans
se laisser abattre et continuer à rechercher des titres
sous-jacents rentables pour lesquels il existe des options
d'achat. 
B. Position en compte sur options de vente (très
baissière)Si l'achat d'options d'achat est la
stratégie haussière la plus courante, l'achat
d'options de vente est la stratégie baissière la
plus fréquente. Cette stratégie est simple
à comprendre et offre un bon ratio risque-rendement.
Cependant, pour que l'acheteur d'une option de vente
réalise un profit, le cours du titre sous-jacent doit
baisser suffisamment pour qu'il puisse récupérer
la prime et la commission. Le détenteur d'une option de vente doit garder
à l'esprit que la valeur temps de la prime s'effrite avec
le temps. Bien entendu, l'attrait de l'achat d'options de vente
réside dans le fait qu'à l'occasion, il est
possible de réaliser des profits considérables en
un très court laps de temps si le cours du titre
sous-jacent s'effondre. Et, dans le pire des cas, le
détenteur de l'option de vente ne perd que la prime qu'il
a payée. En général, deux types d'investisseurs
achètent des options de vente. Il y a d'abord les
spéculateurs qui cherchent à profiter d'une
baisse du cours du titre sous-jacent. Ensuite, il y a les
investisseurs prudents qui veulent protéger une position
en compte. Bien que les deux stratégies soient valables,
elles répondent aux besoins d'investisseurs
situés aux deux bouts de l'échelle des risques.
La stratégie qui répond aux besoins du
spéculateur n'a sans doute pas sa place dans le
portefeuille de l'investisseur qui vise le long terme. Tous les
détenteurs d'options de vente devraient néanmoins
rechercher la meilleure combinaison possible en ce qui a trait au
temps à courir jusqu'à l'expiration et à
la liquidité de l'option de vente choisie. L'investisseur qui hésite entre acheter des options de
vente et vendre des actions à découvert doit
connaître les avantages et inconvénients
respectifs de ces stratégies. Du côté
des avantages des options de vente, mentionnons qu'aucun
dépôt de couverture n'est exigé, qu'il
n'est pas nécessaire de remettre les dividendes
versés sur les actions vendues à
découvert, qu'on n'est jamais obligé de lever
l'option et de vendre le titre sous-jacent, et que la perte se
limite à la prime payée. Par contre, l'option de
vente a une durée de vie déterminée et
son prix pourrait ne pas être sensible à de
petites baisses du cours du titre sous-jacent (il faut que la
baisse du titre soit supérieure au montant de la prime
pour que l'on réalise un profit). 
C. Position à découvert sur options
d'achat (baissière/neutre)Lorsqu'un investisseur vend une option
d'achat sans détenir le titre sous-jacent, il vend ce
qu'on appelle une option d'achat découverte. Si le cours du titre sous-jacent glisse sous le prix de
levée de l'option, le vendeur de l'option d'achat
découverte ne fera pas l'objet d'une assignation de
levée et la prime restera intacte. Voilà pourquoi
la vente d'une option d'achat découverte est une
stratégie baissière. À mesure qu'on se
rapproche de la date d'échéance, la valeur temps
de l'option va sans doute s'effriter. Ainsi, le vendeur de l'option
d'achat réalise un profit même si le cours du
titre sous-jacent reste stable au lieu de diminuer. Par contre, si le cours du titre sous-jacent monte au-dessus du
prix de levée de l'option et si l'option est
levée, le vendeur pourrait essuyer une perte. S'il
reçoit une assignation, il doit acheter le titre
sous-jacent à un cours plus élevé et le
céder en échange du prix de levée plus
faible. Si le cours du marché continue de monter, la marge
exigée du vendeur augmente et la perte potentielle
pourrait être considérable. La valeur du titre sous-jacent peut, en théorie, monter
indéfiniment, de sorte que le vendeur d'une option d'achat
découverte s'expose à un risque
illimité. Or, en réalité, le
système de négociation comporte des
mécanismes qui rendent très improbable une perte
illimitée. Si le cours d'un titre sous-jacent
commençait à grimper sans interruption, le
vendeur de l'option d'achat découverte serait incapable,
au bout du compte, de satisfaire aux appels de marge; il serait
obligé de liquider sa position et de racheter les options
d'achat. En outre, la plupart des vendeurs d'options d'achat
découvertes se fixent mentalement un « seuil de
liquidation » pour limiter les risques. Il conviendrait
ainsi de couvrir sa position lorsque le cours du titre devient
égal à la somme du prix de levée et de
la prime. Étant donné que les risques courus par le
vendeur d'options d'achat découvertes sont
énormes et que le rendement potentiel se limite à
la prime reçue, on ne vendra en général
une option d'achat découverte que lorsque la prime est
très élevée. 
D. Position à découvert sur options de
vente (haussière/neutre)Le vendeur d'une option de vente
découverte est obligé d'acheter le titre
sous-jacent au prix de levée de l'option de vente, si
celle-ci est levée. Prenons l'exemple ci-dessus. Un investisseur vendrait ce type
d'option s'il estimait qu'une baisse du titre TD est improbable et
qu'il vaut la peine de courir le risque d'être
obligé d'acheter le titre à 20 $ en regard de la
prime de 0,25 $ reçue. Vu son rendement limité, cette stratégie ne
devrait être utilisée que si vous ne vous
attendez pas à voir le cours du titre sous-jacent tomber
sous le prix de levée pendant la durée du
contrat. Comme dans le cas de toute vente à
découvert, cette stratégie comporte un niveau de
risque élevé étant donné que le
vendeur devra payer 20 $ pour chaque action TD même si
elle perd toute valeur. Voilà pourquoi il faut se fixer
mentalement un « seuil de liquidation » afin de
limiter les risques. Un moment approprié pour couvrir une
position à découvert serait celui où le
cours du titre est égal au prix de levée
diminué de la prime reçue. Comme pour les options d'achat découvertes, la vente
d'options de vente découvertes ne devrait, en
général, être utilisée que si
la prime est très élevée. En fait,
beaucoup d'investisseurs hésitent à recourir
à cette stratégie, surtout ceux qui se
souviennent de la mauvaise réputation qu'elle a acquise au
lendemain du krach boursier d'octobre 1987. À ce
moment-là, de nombreux vendeurs d'options de vente
découvertes ont essuyé de lourdes pertes.
Certains ont alors conclu que la vente d'une option de vente
découverte ne convenait tout simplement pas aux
investisseurs prudents. Cependant, si l'on dispose des
liquidités nécessaires, le rapport
risque-rendement est semblable à celui de la vente d'une
option d'achat couverte. Les pertes causées par les
options sur indices en 1987 ont été dues
à une combinaison de facteurs
volatilités extrêmes des indices, des
stratégies mal exécutées et des marges
excessives qui ne mettent pas en cause la
stratégie de la vente d'options de vente
découvertes. 
E. Vente d'options d'achat couvertes (neutre)Pour les investisseurs qui ne sont ni
pessimistes ni optimistes à l'endroit des divers titres
sous-jacents, il reste encore un bon nombre de stratégies
neutres qu'ils peuvent mettre en pratique avec les options. La vente d'une option d'achat couverte se fait en achetant le
titre sous-jacent et en vendant simultanément des options
d'achat équivalentes sur le titre; ou encore en vendant
des options d'achat sur un titre sous-jacent qu'on possède
déjà. Cette stratégie comporte les mêmes risques que
la vente d'une option de vente découverte; c'est
d'ailleurs la seule façon de vendre des options d'achat
à l'intérieur d'un REER. Il y a des situations où cette stratégie peut
être très avantageuse. La vente d'une option
d'achat d'actions couverte (avec position en compte) est un bon
moyen de se protéger en partie contre une baisse attendue
à court terme. Toutefois, ce n'est pas une solution de
rechange à la liquidation du titre dans le cas où
l'entreprise se mettait à péricliter. Les options
d'achat couvertes servent aussi à procurer un revenu
additionnel lorsque l'investisseur ne prévoit pas de
fléchissement du cours du titre sous-jacent. Il ne faut pas vendre des options d'achat couvertes uniquement
parce que la prime est attrayante. Ou encore si on ne veut pas
conserver le titre sous-jacent à l'expiration de l'option,
ni si l'on craint que l'option d'achat soit levée et qu'il
faille céder le titre sous-jacent. Étant donné que le vendeur d'une option
d'achat couverte détient le titre sous-jacent, le pire est
que le cours du titre en question tombe à zéro.
En pareil cas, le vendeur de l'option d'achat couverte perd la
valeur de l'action, moins la prime reçue. De
même, le profit se limite à la
différence entre le prix de levée de l'option
d'achat et votre débit net. Pour calculer le
débit, on soustrait la prime payée du cours de
l'action (22,75 $ dans le cas présent). 
F. Opération mixte baissière sur options
d'achat (baissière/neutre)Les opérations mixtes,
rappelons-le, sont des stratégies d'opérations
modérément spéculatives.
Essentiellement, elles consistent à acheter et à
vendre un nombre égal d'options de vente ou d'options
d'achat sur le même titre sous-jacent. Le graphique présente une « opération
mixte verticale », c'est-à-dire l'achat et la
vente d'un nombre égal d'options d'achat ABCD comportant
la même date d'échéance, mais avec des
prix de levée différents. Lorsque le titre
sous-jacent a tendance à baisser à la bourse,
vous devriez acheter une option d'achat comportant un prix de
levée plus élevé que celui de l'option
d'achat que vous avez vendue. Cette stratégie peut remplacer la vente d'une option
d'achat découverte et elle comporte un risque
limité. Vous devriez l'utiliser lorsque vous vous attendez
à ce que le cours du titre sous-jacent demeure
inférieur au prix de levée le plus bas pendant la
durée de chaque contrat. Le risque maximal d'une opération mixte
baissière sur options d'achat est la différence
entre les deux prix de levée (5 $ dans notre exemple),
moins le crédit reçu. Pour calculer ce
crédit, vous prenez la prime que vous avez reçue
sur l'option d'achat vendue (ici 1,25 $) et vous soustrayez de ce
montant la prime payée sur l'option d'achat
achetée (0,25 $), c'est-à-dire 1 $. Par
conséquent, la perte maximale que vous pourriez subir sur
cette opération serait de 4 $ par action (écart
de 5 $ dans le prix de levée moins crédit de 1
$). D'autre part, le profit maximum à faire est
égal au crédit net, soit 1 $ par unité.
Il faut toutefois se méfier de recevoir une assignation de
levée anticipée pour la position à
découvert. 
G. Opération mixte baissière sur options
de vente (baissière)Une autre stratégie que l'on peut
employer dans un marché baissier est l'opération
mixte baissière sur options de vente. Elle consiste
à acheter et à vendre un nombre égal
d'options de vente comportant la même date
d'échéance, mais des prix de levée
différents. Lorsque le titre sous-jacent baisse à la bourse, vous
achetez une option de vente comportant un prix de levée
plus élevé que celui de l'option de vente que
vous avez vendue. Cette stratégie est
particulièrement utile si les primes sont trop
élevées pour justifier l'achat pur et simple de
l'option. Avec une opération mixte baissière sur options
de vente, la perte maximale possible se limite au coût de
l'opération mixte. Dans notre exemple, ce coût
est égal au prix de l'option de vente que vous avez
achetée (1,95 $), moins la prime provenant de l'option de
vente vendue (0,30 $); il en résulte un débit
total de 1,65 $ par action. À l'inverse, votre profit se limite à la
différence entre les deux prix de levée (5 $),
moins le coût de l'opération mixte (1,65 $), soit
un gain maximal de 3,35 $ par action. 
H. Opération mixte haussière sur options
d'achat (haussière)La troisième stratégie
haussière présentée est
l'opération mixte haussière sur options d'achat.
Cette stratégie fonctionne, pour l'essentiel, en sens
inverse de l'opération mixte baissière sur
options d'achat. Lorsque le titre sous-jacent est à la
hausse à la bourse, vous achetez une option d'achat
comportant un prix de levée moins élevé
que celui de l'option que vous avez vendue. Cette stratégie est utile lorsque vous êtes
optimiste à l'endroit du titre sous-jacent, mais que la
prime de l'option d'achat est trop élevée pour
justifier un achat pur et simple. Comme pour les autres
stratégies semblables, votre risque se limite au
coût de l'opération mixte. Dans l'exemple, il
s'élève à 1 $ par action (1,25 $ moins
0,25 $). Malheureusement, le profit de l'opération mixte
haussière sur options d'achat se limite, lui aussi,
à la différence entre les deux prix de
levée (5 $), moins le coût de
l'opération mixte (1 $), c'est-à-dire 4 $ par
action. Il faut également se méfier de recevoir
une assignation de levée anticipée pour la
position à découvert. 
I. Opération mixte haussière sur options
de vente (haussière/neutre)Notre dernière stratégie
haussière est l'opération mixte
haussière sur options de vente. Lorsque la tenue du titre
sous-jacent est haussière ou neutre à la bourse,
vous achetez une option de vente comportant un prix de
levée plus faible que celui de l'option de vente que vous
avez vendue. Cette stratégie peut remplacer la vente d'une option de
vente découverte et elle comporte un risque
limité. Vous devriez l'utiliser lorsque vous vous attendez
à ce que le cours du titre sous-jacent reste
supérieur au prix de levée le plus
élevé pendant la durée de chaque
contrat. Le risque maximal qu'entraîne une opération
mixte haussière sur options de vente correspond à
la différence entre les deux prix de levée (5 $),
moins le crédit reçu (1,65 $), soit une perte
maximale de 3,35 $ par action dans notre exemple. D'autre part, le profit maximal se limite au crédit net
que vous recevez sur l'opération mixte, soit 1,65 $ par
action dans le cas présent (1,95 $ - 0,30 $). 
J. Position combinée/double option en compte
(neutre forte volatilité attendue)Une position combinée est dite en
compte lorsqu'on achète simultanément sur le
même titre sous-jacent des options d'achat et des options
de vente ayant des dates d'échéance ou des prix
de levée différents. Une double option est dite
en compte lorsqu'on achète simultanément sur le
même titre sous-jacent des options d'achat et des options
de vente ayant une date d'échéance et un prix de
levée identiques. Vous achetez des combinaisons ou des doubles options en compte
si vous vous attendiez à une forte variation du cours dans
un sens ou dans l'autre, mais sans savoir lequel. Cette incertitude
pourrait être due à l'annonce imminente du
bénéfice, à une action en justice, etc.
En détenant des options d'achat et des options de vente
sur le même titre sous-jacent, vous limitez effectivement
votre perte à la prime que vous payez pour chaque contrat.
Le profit est théoriquement infini en cas de hausse (la
valeur du titre sous-jacent peut monter sans fin) et il ne peut
être inférieur au prix de levée des
options de vente, moins la prime payée, en cas de baisse
(la valeur du titre sous-jacent ne peut tomber sous
zéro). L'investisseur qui a recours à ces stratégies
limite sa perte au coût de l'opération, lequel
s'établit ici à 1,50 $. En théorie,
cependant, il peut réaliser un profit illimité si
le cours du titre sous-jacent monte ou baisse radicalement avant
l'expiration des options d'achat en compte. Le rapport risque-rendement d'une position combinée en
compte d'options hors jeu est semblable à celui d'une
double option en compte au milieu. L'avantage de la position
combinée est son coût moins
élevé. Deux options hors jeu coûtent
moins cher à l'achat que les deux options au milieu d'une
double option neutre. En outre, l'effet de levier de la position
combinée est plus important que celui de la double option.
Une forte hausse ou une forte baisse du cours du titre sous-jacent
entraînera une variation marquée du prix de
l'option d'achat et de celui de l'option de vente. Le principal
inconvénient d'une telle position combinée en
compte, cependant, est que la valeur temps de l'option s'effrite
rapidement à mesure que l'échéance
s'approche. 
K. Position combinée/double option à
découvert (neutre faible volatilité
attendue)Une position combinée est dite
à découvert lorsqu'on vend simultanément
des options d'achat et des options de vente sur le même
titre sous-jacent, ayant des dates d'échéance et
des prix de levée différents, tandis qu'une
double option est dite à découvert lorsqu'on vend
simultanément sur le même titre sous-jacent des
options d'achat et des options de vente ayant des dates
d'échéance et des prix de levée
identiques. Vous utilisez ces stratégies lorsque vous vous attendez
à ce que le cours du titre sous-jacent se maintienne
à l'intérieur d'une fourchette étroite
pendant la durée des contrats. L'objectif consiste
à garder le plein montant de la prime reçue au
moment où les options de vente et les options d'achat
expirent sans valeur. Cette stratégie peut être très
risquée, étant donné que le risque est
théoriquement illimité à la hausse (la
valeur du titre sous-jacent peut monter indéfiniment) et
est limité au prix de levée des options de vente,
moins les primes reçues, en cas de baisse (la valeur du
titre sous-jacent ne peut tomber sous zéro). Le profit se
limite à la prime reçue pour les deux contrats ou
au crédit total. Il faudrait se fixer mentalement des
seuils de liquidation afin de limiter les risques. Le prix de
levée de l'option d'achat, augmenté des deux
primes (en cas de hausse), et le prix de levée de l'option
de vente, moins les deux primes (en cas de baisse), constituent des
seuils appropriés. Si le cours du titre sous-jacent monte
au-dessus ou tombe au-dessous des seuils fixés,
l'investisseur liquidera les deux options simultanément
pour éviter de perdre sur les deux tableaux. De plus, il
faut se méfier des assignations de levée
anticipées. Si l'acheteur d'une double option ou d'une position
combinée espère que le cours du titre sous-jacent
montera ou baissera de façon significative, le vendeur
d'une position combinée ou d'une double option à
découvert souhaite exactement le contraire : que le cours
du titre sous-jacent soit le plus stable possible pendant la
durée des options. Ce dernier réalise un profit
tant que le cours du titre sous-jacent fluctue à
l'intérieur d'une fourchette étroite autour du
prix de levée. Cependant, comme dans le cas des positions combinées et
des doubles options en compte, il est
généralement plus facile d'atteindre le point
mort ni gain, ni perte avec des positions
combinées à découvert qu'avec des
doubles options à découvert. 
10. Autres stratégies d'opérations
mixtes- Opérations mixtes horizontales
(avec dates d'échéance différentes)
- Opérations mixtes peu courantes
(opérations mixtes diagonales ou opérations
mixtes du papillon)
- Risques des opérations
mixtes
Il existe diverses autres formes d'opérations mixtes :
les opérations horizontales et les opérations peu
courantes. Une opération mixte est dite horizontale quand on
achète et on vend simultanément un nombre
égal d'options de vente ou d'options d'achat sur le
même titre sous-jacent, ayant des dates
d'échéance différentes et des prix de
levée identiques. Pour être admissible à
l'écart de marge, l'option que vous détenez doit
expirer au même moment que l'option que vous vendez ou
après. Les opérations mixtes peu courantes sont
l'opération mixte diagonale et l'opération mixte
du papillon. Dans le premier cas, on achète et on vend
simultanément un nombre égal d'options de vente
ou d'options d'achat sur le même titre sous-jacent,
options dont les dates d'échéance et les prix de
levée sont différents. Pour être
admissible à l'écart de marge, l'option que vous
achetez doit expirer au même moment que l'option que vous
vendez ou après. D'autre part, l'opération mixte du papillon consiste
à procéder à une opération
mixte sur options d'achat ou à une opération
mixte sur options de vente avec trois séries d'options
d'achat ou d'options de vente, comportant trois prix de
levée différents, le tout sur le même
titre sous-jacent. Par exemple, deux options achetées au
milieu d'une opération mixte du papillon, à un
prix de levée moyen, pourraient être assorties
d'options vendues dont les prix de levée sont au-dessus et
au-dessous du prix de levée moyen. Avant de s'aventurer dans les opérations mixtes,
l'investisseur doit être bien conscient des risques.
Étant donné que les opérations mixtes
exigent l'exécution simultanée ou
presque d'une transaction d'achat et d'une transaction
de vente, rien ne garantit qu'elles seront effectivement
exécutées. De même, il faut se rappeler
que la position à découvert de
l'opération mixte peut faire l'objet d'une assignation de
levée à n'importe quel moment avant l'expiration
de l'option. Et enfin, les avantages de l'opération mixte
disparaissent si l'investisseur liquide la position en compte de
l'opération mixte, mais en conservant sa position
à découvert. 
11. Critiques à l'égard des positions
combinées et des doubles options haussières et
baissières- Non conseillées pour des
placements non neutres
- Exigent de l'expérience, des
connaissances avancées et des fonds suffisants
Même si les positions combinées et les doubles
options sont des stratégies neutres, certains
investisseurs ont tenté de s'en servir comme
stratégies haussières ou baissières. Le recours aux positions combinées et aux doubles
options comme des stratégies privées de
neutralité ne fait aucunement l'unanimité. Les
critiques soutiennent catégoriquement que les doubles
options et les positions combinées sont neutres par
définition; ils ne voient donc pas l'utilité de
leur donner un caractère haussier ou baissier. Les investisseurs utilisent généralement les
positions combinées et les doubles options pour des
raisons techniques. Par exemple, si les primes sont très
élevées, il devient plus intéressant de
vendre des options. Cependant, les investisseurs néophytes
pourraient ne pas être capables de déterminer si
une prime est élevée. Voilà pourquoi la
vente simultanée d'options d'achat et d'options de vente
exige habituellement de l'expérience, des connaissances
avancées et des fonds suffisants pour couvrir la
position. 
12. TD Waterhouse peut vous aider- Plus grand nombre de transactions
effectuées auprès de TCO
- Plus grand nombre de transactions en
options au détail aux États-Unis par une
entreprise canadienne
- Service spécialisé dans
les options
- Toutes les stratégies sont
permises
Forte de son service, de sa sélection, de ses
économies et de la sécurité
assurée par La Banque Toronto-Dominion, TD Waterhouse donne à tous les
investisseurs prudents ou audacieux, chevronnés
ou néophytes la possibilité de
gérer leur propre portefeuille diversifié. L'an dernier, TD Waterhouse s'est classée au premier
rang pour le nombre total des ordres donnés, pour le
compte de clients, à la Canadian Derivatives Clearing
Corp. Cela représentait environ le tiers de toutes les
transactions au détail. TD Waterhouse est aussi la source la
plus importante d'ordres sur options au détail
données par une entreprise canadienne à la
chambre de compensation américaine Option Clearing
Corporation (OCC). Nous encourageons tous nos représentants inscrits
à obtenir leur accréditation pour les options. De
plus, nous avons mis sur pied un service
spécialisé dans les options pour les clients
actifs dans le domaine. Nous pouvons faciliter les transactions ayant trait aux options
sur les actions et obligations canadiennes et américaines,
sur la plupart des indices boursiers et l'or. Nous acceptons aussi
toutes les stratégies possibles dans le domaine des
options, notamment les positions en compte, la vente d'options
d'achat et d'options de vente couvertes et découvertes,
les opérations mixtes, les doubles options et les
positions combinées. Les clients profitent aussi de
l'expérience de TD Waterhouse en
sa qualité de « courtier à escompte par
excellence », et en particulier de commissions moins
élevées et d'une exécution rapide et
exacte des ordres. Compte tenu des risques liés aux options, notre
responsable des contrats d'options doit approuver la demande faite
par un client avant que nous puissions accepter un ordre d'achat ou
de vente d'options. Les investisseurs doivent aussi savoir que
certaines restrictions s'appliquent dans le cas d'un REER ou d'un
FERR autogéré. Ceux qui détiennent un
REER ne peuvent qu'acheter des options d'achat sur actions ou que
vendre des options d'achat sur actions couvertes.  On peut détenir des options dans un compte sur
marge de Courtage à escompte TD
Waterhouse ou dans un compte RER autogéré.
Renseignez-vous
sur les types de comptes offerts par Courtage à escompte
TD Waterhouse.
|