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Principales tendances pour les petites entreprises Mise à jour du 23 août 2002 Le Canada a fait l'envie du G-7 jusqu'à présent en 2002, dépassant considérablement les États-Unis et les autres principaux pays industrialisés à la fois pour la croissance du PIB réel et pour la création d'emplois. Non seulement les nouveaux emplois au Canada ont profité cette année à l'ensemble des secteurs des produits et des services, mais presque toutes les régions du pays ont vu leurs conditions économiques s'améliorer de beaucoup après le ralentissement notable de l'an dernier. À l'horizon, il semble peu probable que le rythme effréné de la croissance économique au Canada se maintienne au deuxième semestre de 2002, voire même en 2003. Non plus cependant que les petites entreprises canadiennes se heurtent à un recul marqué de la demande à l'égard de leurs produits et services. Et surtout, les faibles taux d'intérêt actuels continuent de stimuler la croissance économique des deux côtés de la frontière canado-américaine, tandis que la faiblesse relative du dollar canadien aidera à soutenir les industries exportatrices du pays dans les mois à venir. Voici certaines tendances clés à surveiller dans les prochains mois. L'économie américaine évitera une récession en cascade Alors que l'économie canadienne était la belle surprise de 2002, la performance plus faible que prévu de l'économie américaine a été l'épisode décevant de l'année. L'économie américaine a été frappée par un certain nombre de baisses et de ralentissements. Et plus particulièrement, les révisions des données de référence annuelles de l'économie américaine publiées en août 2002 montraient non seulement que la récession subie en 2001 était beaucoup plus profonde qu'on ne l'avait craint, mais aussi que la reprise au premier semestre avait eu beaucoup moins de mordant qu'on ne l'avait espéré. Les craintes récentes voulant que l'économie américaine soit au bord de sombrer à nouveau dans une récession dans un avenir rapproché paraissent exagérées. Cependant, les entreprises américaines se montrant peu disposées à augmenter leur masse salariale, et à investir, la croissance américaine risque fort d'être sous la normale au deuxième semestre de 2002, à 2,0 % - 2,5 % (annualisé). D'après les prévisions des Services économiques TD, il faudra attendre jusqu'au début de 2003 pour voir l'économie américaine reprendre et dépasser sa vitesse de croisière sur le long terme d'un peu plus de 3 %, niveau où la Réserve fédérale se mettra à augmenter graduellement les taux d'intérêt par rapport à leur creux historique actuel de 1,75 % pour les rapprocher de leur moyenne historique d'environ 4,5 %. La croissance canadienne commencera à s'essouffler Au premier semestre de 2002, l'économie canadienne a progressé à fond de train, propulsée par une remontée enthousiaste de la production manufacturière et l'essor des secteurs du logement et de l'automobile. Vers la mi-année, des signes ont cependant indiqué que la production manufacturière et les ventes de maisons existantes commençaient à ralentir leur rythme insoutenable des derniers temps. Ajoutons à cela une expansion peu reluisante chez le premier partenaire commercial du Canada et nous avons une croissance économique ramenée à un rythme encore respectable de 3 % au deuxième trimestre de 2002, avant qu'elle ne s'affermisse autour de 3,5 % en 2003. Les dépenses de consommation devraient demeurer un facteur déterminant de la croissance économique. L'explosion des emplois dans les sept premiers mois de 2002 - plus de 300 000 nouveaux emplois nets - continuera d'appuyer les dépenses de consommation à court terme. Parallèlement, les consommateurs diminueront probablement leurs achats d'articles de prix unitaire élevé, qui sont le principal moteur des dépenses depuis la fin de 2001, pour accroître leurs dépenses en services et en biens non durables dans les mois à venir. La Banque du Canada ne bougera pas avant le début de 2003 Devant la croissance économique canon et le mouvement à la hausse de l'inflation de base un peu au-dessus de son objectif de 2 %, la Banque du Canada a relevé les taux d'intérêt au cours des deuxième et troisième trimestres de 2002. Et bien que les Services économiques TD prévoient une autre majoration de 25 points de base le 16 octobre, celle-ci sera la dernière de l'année, car des signes de ralentissement de la croissance économique commencent à se manifester et que la reprise aux États-Unis demeure terne. Au début de 2003, la Banque du Canada reprendra sans doute son récent cycle de resserrement, faisant monter son taux à court terme de deux points de pourcentage l'année prochaine. L'économie relativement vigoureuse du Canada par rapport à celle des États-Unis a causé un brusque élargissement des écarts entre les taux d'intérêt canadiens et les taux américains sur tout le spectre des échéances jusqu'à présent cette année. Plus précisément, les écarts se sont creusés de quelque 120 points de base pour les instruments à court terme et de 50 points de base pour les échéances à plus long terme. Les rendements des obligations canadiennes devraient certes suivre la montée des taux d'intérêt à court terme l'année prochaine, mais ils devraient augmenter passablement moins que les rendements comparables américains, reflétant ainsi le rétrécissement de l'écart de croissance économique entre les deux pays prévu dans les mois à venir. Raffermissement du dollar canadien Des marchés financiers turbulents, des rapports décevants aux États-Unis et des attentes changeantes à l'égard du courant de la politique monétaire américaine ont fait vivre un été agité au dollar canadien en 2002. Après être tombé sous les 63 cents américains au début de juillet, la monnaie est remontée au-dessus de 64 cents américains à la fin d'août. Bien que le huard ne soit pas encore au bout de ses peines, il y a de bonnes raisons de croire qu'il se redressera dans les 12 à 18 prochains mois. Les prix des marchandises non énergétiques ont touché le fond et pourraient aisément remonter de 5 % dans la prochaine année. Qui plus est, les écarts des taux d'intérêt restent d'un soutien prodigieux, tout comme l'état favorable du compte courant international du Canada. Le dollar canadien devrait atteindre les 65,5 cents américains à la fin de 2002 et 68 cents américains à la fin de 2003. Les excédents budgétaires s'amenuisent Malgré la vigueur relative de l'économie canadienne, la faiblesse des bénéfices des entreprises et la baisse des cours boursiers ont rogné les recettes fiscales des gouvernements fédéral et provinciaux dernièrement. Ces faits nouveaux, combinés avec les hausses des dépenses publiques, ont amenuisé les excédents budgétaires publics. Les excédents budgétaires fédéral et provinciaux combinés, qui ont reculé à 6 milliards de dollars à l'exercice 2001-2002, pourraient pratiquement disparaître complètement dans l'exercice en cours. Les réductions d'impôt comptent parmi les victimes de la nouvelle orientation des priorités gouvernementales vers les dépenses. Certaines provinces - à savoir l'Ontario et l'Alberta - ont même remis à plus tard les réductions d'impôt promises dans leur budget 2002 afin de permettre d'autres dépenses. Malgré les risques, nous ne prévoyons pas de retour à un déficit budgétaire global au Canada au cours des prochaines années. Source : Service des études économiques de la Banque TD |
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